NOTES A LA VOLEE


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NOTES A LA VOLEE

 

Quand les doigts posés à l’alinéa, le buisson dépose son titre, je mange mes dents comme un chat fait sa toilette

Plusieurs fois par heure je tire un bout de boucle de ton tablier

Les sabots du cheval sont devant la porte, il est au piano

au lutrin l’oiseau va d’un trait à l’autre, diesant la fraise de tes seins au point d’emballer le violoncelle de tes hanches, le drap sèche , le vent joue en boucle

Revenu sur mes pas  j’ai sorti la herse, le sol lisse comme le dos d’une main attrape mes idées les plus folles, les pose sur la cheminée pour qu’elles rient dans la glace

Je garde par-devers moi tes rêves de petite-fille en poupée

Niala-Loisobleu – 15 Avril 2020

DU SOLEIL A MANGER


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DU SOLEIL A MANGER

Saura-t-on la vraie date des tomates et le jour du prochain débarquement en Normandie ? Le chien a le don de poser tout à trac des questions au jeu du combien de cas fait, c’est un joueur invétéré. En dehors d’Emmanuel qui avance des dates comme d’autres jouent aux fléchettes, le chien lui au moins il fait sans mentir. Tu dois être chaude à l’heure qu’il est. Voilà plus dune heure que tu te fais éclore à la course avec les pâquerettes. J’ai eu mon Ministre de la Culture qui a pris de mes nouvelles. J’ai trouvé ça sympa, ça m’a fait plaisir. Mais l’absence de fournitures pour artistes  débouche sur la pénurie. Une de plus ou de moins dans l’ensemble ça maintient l’équilibre. Internet prend les commandes mais les marchandises ont quitté les rayons. Je pense en regardant mes mains que reusement qu’on s’a, au moins l’exercice nous désankylose. Le coq a été chanter en heures sup après t’avoir lu. Qu’est-ce que tu peins bien, de ma part ce n’est pas un compliment c’est un regard en profondeur qui franchit le vernis. Ce truc qui allume l’éteint. Comme les faux-seins implantés dans la névrose de femmes en péril. Je me rassure, j’ai pas peur, que des images prometteuses faisant de la balançoire. Je crois par foi en tes probabilités. Le cerisier est parti pour tenir parole. Il sent déjà le clafoutis malgré la Lune Rousse pas passée. Je vais ajouter de la musique qui parle. Garde-moi tout le sens des pas de dense…

Niala-Loisobleu – 15 Avril 2020

 

 

 

RECRIER POUR QUITTER PANDEMIE – 4


RECRIER POUR QUITTER PANDEMIE – 4

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RECRIER POUR QUITTER PANDEMIE – 4

A la cloche qui devrait sonner

Non

c’est ni et encore moins

juste plus

on doit plus être loin de la récréation

ferme la prose de poésie

pendant que j’ai les mains bleues

rendez-vous dans la cour

grille des mots croisés

3° marronnier

entre l’arc et la flèche

du jet de l’accorde à s’hôter

Niala-Loisobleu – 5 Février 2018

RECRIER POUR QUITTER PANDEMIE – 3


RECRIER POUR QUITTER PANDEMIE – 3

 

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LA BOÎTE A L’ÊTRE 36

LETTRES DE PANDORA 2

 

Bernadette Griot

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Minuit, Wellington

Ma chère Athéna,

Ce qui m’intéresse, c’est l’écart.

La distance entre deux lieux ; entre vous et moi.

L’écart entre deux êtres ou entre deux choses, dans son

apparence de rien, me paraît contenir tout l’or de notre désir, en

même temps que son ombre. Dans l’air, circule ce que le mental

projette ; on ne sait jamais d’où ça vient, et cela fait peur.

L’arrière du visage brouille le regard qui, pour se rassurer, préfère

endiguer plutôt que s’abandonner aux eaux du fleuve.

Plus que réunir, j’aimerais pouvoir traverser ce que le monde

sépare.

Mais je ne sais comment vivre cela.

Je vous interroge, Athéna, dans le silence des mots.

Pandora

 

A Barbara, quant à son genre d’écriture

Parti pour un bain de lumière, j’essaie de coordonner le mouvement de mes bras avec ceux de mes jambes. Savez-vous ce qui en blizzarde la progression ?

Je n’ai pas de partage avec la cynique attitude qui assure qu’on se noie à la première goutte d’ô. Et qui surnage avec assurance en se mettant des brassards de police secours.

C’est dans les petites lignes que sont tendus les rêts.

Non Madame, rien chez-moi ne laisse croire que je suis oiseleur…

Réunir NOUS…sans toucher à ce qui fait notre MOI

et je ne crois en rien d’autre…

 

Niala-Loisobleu –  20 Avril 2018

LA SOIF HOSPITALIÈRE


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LA SOIF HOSPITALIÈRE

Qui l’entendit jamais se plaindre ?

Nulle autre qu’elle n’aurait pu boire sans mourir

les quarante fatigues,
Attendre, loin devant, ceux qui plieront après;
De l’éveil au couchant sa manœuvre était mâle.

Qui a creusé le puits et hisse l’eau gisante
Risque son cœur dans l’écart de ses mains.

 

Philippe Jaccottet