RELÂCHE


Le Cirque de Chagall

RELÂCHE

Des palissades de toutes sortes en chicanes qu’on ne peut plus sentir sans étouffements

les réverbères ont été débranchés du secteur, un fou roulait en marche-arrière autour de son quartier pour remonter ses dernières sorties en mémoire

Place de l’Opéra des animaux sauvages sortent de la réserve à décor, ils traversent la voie éteinte en attendant que les feux passent au rouge. L’avenue descend des petits-rats jusqu’à la Seine. Chagall heureusement ne s’est aperçu de rien. Collé au plafond il peint une merveilleuse existence de rêve.Dans les jaunes solaires la végétation sent les corps nus que l’amour lévite sans besoin de filet. Sa vache prie en yiddish en préparant la carpe du repas dominical. Etrange comme la vie reste présente. On ne s’aperçoit plus de rien, ni des horloges, ni des bulletins de santé, ni des dates scolaires, les calendes ont les fesses top rondes pour que ça puisse faire mal. Un cheval rentre et sort dans des maisons loties au coeur des arbres, un orchestre équin revenant de Marly à joué du Vivaldi. La lune se donne au soleil pour rattraper des siècles de nuits d »attente. On a vu la Tour Eiffel proposer son aide pour donner des nouvelles qu’elle est seule à voir au loin. Et les loges transformées en chambre de réanimation ventilent jour et nuit un espoir impossible à décrire

Insolite en place au chapiteau des clowns font les courses

de bizarres instruments de musique tiennent par toutes sortes de cordes

D’une armoire vitrée tournent des pages et des pages de notes prises durant des Epoques de combats héroïques pour ne pas abdiquer la raison d’aimer aimer. Un immense tableau d’histoire naturelle est posé en haut d’une flèche de cathédrale, par son énorme pavillon, se lève le chant du jour dès qu’on tourne la manivelle

Niala-Loisobleu – 14 Avril 2020

ON A TOUJOURS LE CHOIX


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ON A TOUJOURS LE CHOIX

Quand il a vu jour son petit nom était accroché côté gauche de la poitrine. Rien à voir avec une mode imposée, NOTRE JARDIN BLEU , c’était dans ses gènes comme tout ce qui vient d’un choix fait en commun

Tiens le coq est là

toujours, aujourd’hui encore, au chevalet

au rythme de ton pouls

et du mien puisque j’en peins un bleu vivant et ouvert sur l’extérieur en parfait accord avec Chronos

Que de maisons l’entourent, portées par les arbres, dans un air que l’accordéon étire et promène sur les trottoirs

Arrivé à la cuisse de l’estuaire les lèvres étendues en banc retourné font plus de douceur qu’un bain de soleil

je leur murmure, en ultra-son, tu me dis

« Javais jamais senti si loin, reste auprès, grain de la grappe… »

Niala-Loisobleu – 14 Avril 2020

VENT DU MOULIN


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VENT DU MOULIN

 

 

Je n’ai pas trouvé le vent froid, l’haleine du cheval roulé autour de nos cous, nos seins galopaient vers un destin serein

J’ai mis mes doigts dans le creux de ta main et j’ai vu tes yeux redresser l’équilibre d’un état confus répandu dans le monde

Don Quichotte a gonflé les zèles de cette Mancha…

Niala-Loisobleu – 14 Avril 2020