CHAN CHAN


Scène De Rue Dans La Vieille Havane Banque D'Images Et Photos ...

CHAN CHAN

Du haut des palmes sans médailles

là où la vague lèche la peau du rivage

je suis milliardaire de toi

embrasse-moi mojito

fais-toi rhum citron-vert

et menthe à lô

s’ils tuent le monde

je déclare avoir ta vie blanche comme les dents d’un enfant

et jure  être comblé au-delà d’une utopie politique…

Niala-Loisobleu – 6 Avril 2020

LA PAROLE DU POÈTE N’EST PAS DANS LES COURS QUE L’ON IMITE


Giacometti, « forçat » de l'art

LA PAROLE DU POÈTE N’EST PAS DANS LES COURS QUE L’ON IMITE

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Longtemps – longtemps passe la nuit
Et les mots d’amour s’en enfuient
Ils cherchent à sauver l’instant
Qui fait battre le cœur du temps

Parcourir de grandes distances
Embrassant la juste errance
Qui nous amène avec hasard
A trouver d’un baiser sa part

Il sera moment de bohème
Lié au vent où l’on essaime
Ses vers pour une compagnie
Dont doucement l’on fait son lit

Mais la parole du poète
N’est pas aux cours que l’on répète
Elle partage en insoumission
Le libre jeu de la passion

Elle demeure ce qu’on dérobe
A la lumière de la belle aube
D’où déclinent quelques étoiles
Qui offrent leur dernière toile

Un chant déroule son moment
Hors de la piétaille qui ment –
Jusqu’au fond des cœurs qui s’amusent
Sans déployer de pauvres ruses

L’aède ne saurait rêver
Qu’à ce monde que vous savez
Sortir des rondes du profit …
Cela reste son grand défi

Il n’est nul Homme qui le réduise
Pour qu’il succombe dans la mouise
De viles et faux sentiments
En jouant aux pauvres amants

De l’aube jaillit la belle aurore
Celle qui n’attend rien du sort
En qui bien des malheureux croient
C’est ce qui les transforme en proies

Ce sont les mêmes qui festoient
Qui jouent l’amour et se fourvoient
En espérant des bénéfices
De ce dont ils font sacrifice :

La fraternité de la veille
Qui se renforce en bel éveil
Quand sortant de la nuit – le jour
Accompagne un nouveau séjour

Poète digne de ton nom
A ces indignes tu dis : « Non ! »
« Vous ne pourrez avoir ma voix ! »
« Le jour n’éclaire votre voie ! »

Ni servitude volontaire
Ni Capital délétère
Le poète demeure sans fric
Et il se fout de tout trafic

Il vole aux autres voix des mots
En les arrachant de leurs maux
Et les esclaves restent cois
On ne leur redonnera la joie

La voix – le sens – le son consonent
Passion – raison et sens résonnent
Comme d’un puits sortent les vers
Qui réinventent l’univers …

On y entend couler la source
Qui de la terre offre ressource
Quand le bon-sens vient à manquer
Que Pouvoir imité est remarqué

Non ! On ne vole pas l’aurore
Comme si elle était de l’or
Tous les artistes en sourient
Dansant la lumière en Paris

NON-ALLEGEANCE


Ce fut ma marque du refus absolu de n’accepter sous aucun prétexte de compromis avec toute forme de lâcheté. Pivot de notre société laxiste. Qui sous enseigne de tolérance accède aux détournements de toute nature ouvrant passage au dogme sectaire. Le blanc tout noir dans lequel on plonge à l’apparition d’une pandémie comme celle qui est présente. On est dépourvu de choix futur. Ce sera la loi du plus fort en moyens sans scrupules qui se mesurera au sacrifice d’un comportement humain. La valeur est confrontée à la nullité. L’ego d’abord. Pire scénario jamais vécu.

On blablate en tenant le couvercle sur la marmite. Comment est-il possible de croire qu’un monde pourri pourrait laisser place à un changement virginal ?

C’est de l’angélisme

Je tremble à la pensée de ce qui fait la recherche en cours présentement. La préoccupation première reste le masque. Mais pas celui qui mettra le virus ko.

Je n’abandonnerai jamais ma foi en la vie. Mon choix d’amour’

Je ne veux pas mourir en étant pris pour un idiot, c’est tout et plutôt que des likes et des emticones je le dis.

Niala-Loisobleu – 06/04/20

Marguerite Duras lit « L’AMOUR »


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Marguerite Duras lit « L’AMOUR »

 

Il pleut, te parlant j’embrasse le soleil autre. L’enfant se lève; marche jusqu’au tableau et y entre de front. Il est mon intention plus secrète qu’un acte qui ne se dit pas, qui traverse sans tourner la tête. L’acte accompli, pénétrant.

L’autre bout n’est plus, les rangs de chaises à l’attente sont devenus un seul banc. Cette île au milieu du large, estuaire à combler nos regards.

Niala-Loisobleu – 6 Avril 2020

 

 

A L’EAU


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A L’EAU

j’ai creusé l’emplacement du soleil où tu baignais ton corps

hier encore

des cols verts, c’est un cygne d’amour

une touffe d’iris à fleurs jaunes

La colline est ronde sur les deux berges

en me réveillant ce matin

j’ai trouvé mes deux mains les escaladant

le chien me précédant loin devant..

Niala-Loisobleu – 6 Avril 2020