Comment ça va ?


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Comment ça va ?

 

Comme assis sur l’herbe grasse

pendant que le voisin s’abstient de tenir le chien à la niche

simplement la chemise ouverte à la lisière des bas

assez de rhum dans le vert pour se croire  à Cuba assis au bar d’Ernest et le blues va

j’te contrebasse

tu m’caisses claire

ouah l’plancher devient à coulisse

les dernières lumières des réverbères prennent l’air

et la cendre froide du havane se repasse la bague

on se répouse

sur la banquette de la vieille américaine

l’enfant aura la peau brune de nos sudations

laisse tes nichons nourrir le piano ouvert à ma table

 

Niala-Loisobleu – 02/04/20

 


 

LE MASQUE DE FAIRE

 

A ongles vifs et reins démouchés

pris dans la botte d’un sacré mousquetaire

que ne ferret-elle pas pour lui plaire

My Lady

Pendant  que le cours du masque monte et que les fans d’Edouard fondent au soleil l’herbe peut espérer repousser sur le tarmack

Charles-de-Gaulle est muet

Roissy regrimpe au quat quarante

 

Niala-Loisobleu – 02/03/20

 

Theos An Einai (Θεός αν είναι)


Theos An Einai (Θεός αν είναι)

Τις νύχτες μπαίνεις στα όνειρά μου
λες κι ήρθες σε δικό σου κήπο
κι αν μεγαλώσαν τα φτερά μου
εγώ απ’ το πλάι σου δε λείπω
Θεός αν είναι
Χιλιάδες άγγελοι με τ’ άσπρα
κλωνάρια λησμονιάς μοιράζουν
κι από το σώμα μου σαν άστρα
παιδιά δικά σου ανάσες βγάζουν
Θεός αν είναι στις φλόγες να καείς
κι απ’ το δάκρυ μου φωτιά να πιεις
δεν μπορείς μια ζωή καρδιά να συγχωρείς
Θεός αν είναι κι αν μ’ αγαπάει κανείς
Θεός αν είναι κι αν μ’ αγαπάει κανείς
Οι φίλοι μου όλοι εδώ και χρόνια
ζευγάρια γίναν φτιάξαν σπίτια
μονάχα εμένα χάσκει ακόμα
χωρίς μια στέγη ετούτη η αλήθεια
Θεός αν είναι στις φλόγες να καείς
κι απ’ το δάκρυ μου φωτιά να πιεις
δεν μπορείς μια ζωή καρδιά να συγχωρείς
Θεός αν είναι κι αν μ’ αγαπάει κανείς
Θεός αν είναι κι αν μ’ αγαπάει κανείς

Theos An Einai (Dieu si c’est le cas)
Tu viens dans mes rêves la nuit
comme si vous veniez dans votre propre jardin
et si mes ailes étaient levées
Je ne suis pas à tes côtés
Dieu si c’est
Des milliers d’anges en blanc
les branches de l’oubli partagent
et de mon corps comme des étoiles
les gars vos propres respirations
Dieu s’il est en flammes à brûler
et de mes larmes pour boire du feu
tu ne peux pas pardonner une vie de coeur
Dieu, si quelqu’un est amoureux de moi
Dieu, si quelqu’un est amoureux de moi
Mes amis depuis des années
les couples sont devenus des maisons
moi seul perd encore
sans toit c’est la vérité
Dieu s’il est en flammes à brûler
et de mes larmes pour boire du feu
tu ne peux pas pardonner une vie de coeur
Dieu, si quelqu’un est amoureux de moi
Dieu, si quelqu’un est amoureux de moi

 

TEST DE L’ATTACHE D’ANCRE


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TEST DE L’ATTACHE D’ANCRE

 

Quelques marches, la rue est large, d’un trottoir à l’autre

les voitures au garage s’abandonnent

D’un essuyage rapide je lave le temps mort d’un regard

le chien dresse ses oreilles

on a tracé des bandes de séparation en tous sens du rapprochement

seul le vent se fout du confinement

mes mains refusent de demander l’autorisation quelle qu’elle soit

Aussi sur l’émail la goutte d’eau frissonne d’une couleur de peau que j’étale

sur de l’herbe  pour un déjeuner dans un coin du jardin sur le triple banc pendant que l’enfant somnole

je n’ai pu me décider sur le choix de la robe  à coller à la chaise haute

j’ai gardé les trous de l’assise pour monter ma vue en dessous dans un rapprochement des perspectives

ainsi se comble le vide par le trou fortuit d’un état imposé contre lequel la réalité dépense un imaginaire en parfaite santé.

 

Niala-Loisobleu – 02/04/20

 

LE JARDIN MATINAL


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LE JARDIN MATINAL

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Viens, les heures d’amour dont furtives et rares…

Le jardin matinal est plein d’oiseaux bizarres.

Chère, je te convoie à ce royal festin.

Je ne veux pas jouir seule de ce matin.

L’aube heurte le ciel comme une porte close.

Viens boire la rosée au cœur blond de la rose.

Bois la rosée ainsi qu’une fraîche liqueur.

Mon cœur est une rose et je t’offre mon cœur…

L’aube a des tons de nacre et des reflets de perle.

La joie est simple et rien n’est aussi beau qu’un merle.

Savourons cette ardeur un peu triste et pleurons

De sentir la clarté première sur nos fronts.

Viens, ma très chère…
A l’est le ciel fardé chatoie,

L’herbe est douce aux pieds nus comme un tapis de soie…

Sans nous préoccuper de l’hostile destin,

Rendons grâces au ciel clément pour ce matin.

 

Renée Vivien