HOMMENIBUS


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HOMMENIBUS

 

Inversement à la suite d’un côté à l’autre

sautillement des yeux

saute-mouton au devant des horizons de fenêtre

je te suis au pied du lit

lirette et tapis-volant

flairant ton chien de fusil personnel

à la trace

aussi bien quand tu fais des nouilles

que discutant en pas rangs d’élèves

Tes seins, le chevalet, ta main qui tape dans ma main

les toiles du Gardeur de troupeaux, des maisons dans l’espace, l’élevage du toro, le chien-assis, le chien debout, le chien courant, le chien aboyant, un coq aussi, des volées de cloches, rappelles-toi Barbara, enfin Brest il pleuvait ce jour-là et pour mémoire des meuhs et des trains à quai dans la gare

Hommenibus je m’arrête à toutes tes stations sans porter la croix

Le cheval fait son tour à vélo, il a toujours ton caillou dans la poche…

 

Niala-Loisobleu – 25 Mars 2020

 

 

 

5 réflexions sur “HOMMENIBUS

  1. Cette chanson, cette chanson-là par elle écrite je ne peux presque pas tant elle dit tout de l’impossibilité de dire ce trou qui demeure toujours entre soi et l’autre…
    Parler d’elle, comment fait-on pour parler d’elle nous qui nous y employons sans cesse…
    et ce qui est fascinant chez Marguerite c’est le rapport des femmes entre elles, la part d’éternité que le Vice-consul ne peut lui qu’exprimer dans son long cri déchirant..L’univers de Marguerite est essentiellement féminin, elles portent un poids plus important de vie et de mort et sont détentrices de ce secret là..Et pourtant tout l’univers de Duras c’est cette conscience absolue de ne pouvoir jamais dire l’amour…
    Les femmes y affichent leurs désirs et pourtant ne désirent jamais être flattées..Cela me rappelle notre conversation de ce matin…Les femmes de Duras sont des hommes fabuleusement femmes voire femelles…
    Ah comme c’est beau…
    Et comme je monte dans cet hommenibus-là…

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  2. J’ai l’intime conviction d’avoir le double-sexe, nous abordons souvent ce sujet et c’est loin d’être fini. Et ceci est en place depuis si longtemps, que les décennies ne l’ont que confirmé. La femme a une puissance véritable avec son genre, que c’est d’un absurde sans nom que vouloir s’en plaindre. Le jeu des apparences tient une place minable en prenant le premier du débat.
    Crois-tu émoi ?

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