AU FOND DE TOUTE BEAUTÉ GÎT QUELQUE CHOSE D’INHUMAIN


Albert Camus

 

AU FOND DE TOUTE BEAUTÉ GÎT QUELQUE CHOSE D’INHUMAIN

 

Au fond de toute beauté gît quelque chose d’inhumain et ces collines, la douceur du ciel, ces dessins d’arbres, voici qu’à la minute même, ils perdent le sens illusoire dont nous les revêtions, désormais plus lointains qu’un paradis perdu. L’hostilité primitive du monde, à travers les millénaires, remonte vers nous. Pour une seconde, nous ne le comprenons plus puisque pendant des siècles nous n’avons compris en lui que les figures et les dessins que préalablement nous y mettions, puisque désormais les forces nous manquent pour user de cet artifice. Le monde nous échappe puisqu’il redevient lui-même. Ces décors masqués par l’habitude redeviennent ce qu’ils sont. Ils s’éloignent de nous. De même qu’il est des jours où, sous le visage familier d’une femme, on retrouve comme une étrangère celle qu’on avait aimée il y a des mois ou des années, peut-être allons-nous désirer même ce qui nous rend soudain si seuls. Mais le temps n’est pas encore venu. Une seule chose : cette épaisseur et cette étrangeté du monde, c’est l’absurde.

Extrait de:

1942, Le mythe de Sisyphe

 

Albert Camus

13 réflexions sur “AU FOND DE TOUTE BEAUTÉ GÎT QUELQUE CHOSE D’INHUMAIN

  1. Jusqu’à la dernière lettre d’Albert Camus, le 30 décembre 1959 (il est mort dans un accident de voiture le 3 janvier 1960 avec Michel Gallimard), l’écrivain et la comédienne s’écriront des centaines de lettres, luttant ainsi contre l’absence (parfois plusieurs mois) et les séparations. Le temps des lettres est long, chaotique, douloureux : les lettres se perdent ou se croisent. C’est cette expérience du temps et l’épaisseur de l’absence que nous éprouvons en lisant ces lettres. On y sent la fatigue de s’écrire et la joie, parfois les incompréhensions, mais surtout la nécessité de faire barrage au silence par les mots et de reconnaître une histoire d’amour hors normes, profondément libre : un amour éternel pour une lutte éternelle, la conscience de ne pas pouvoir changer la réalité, l’héroïsme à accepter l’autre tel qu’il est sans jamais vouloir le transformer, le sentiment de la reconnaissance mutuelle : « parce que c’était lui, parce que c’était moi ».

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    • LIVRES
      L’amour interdit d’Albert Camus et
      Maria Casarès au grand jour
      › Olivier Cariguel
      « Mon cher amour, Je t’écris pendant que les spaghettis cuisent; mais si je ne profite pas de ces moments,
      je n’en trouve point d’autres. » Ce début de lettre
      rédigée par Maria Casarès en 1959 condense le « trop-plein
      de vie » qui l’unit à Albert Camus. Les deux amants ont mené
      à folle allure une liaison incandescente. Ils se sont croisés en
      mars 1944 chez Michel et Zette Leiris à Paris, lors d’une
      représentation-lecture de la pièce de théâtre de Pablo Picasso,
      le Désir attrapé par la queue. Fille d’un ancien ministre et président du Conseil de la République espagnole émigré à Paris,
      Maria Casarès a 21 ans, et Albert Camus 30. Neuf années
      les séparent. Ils deviennent amants le 6 juin, jour du Débarquement, après une soirée chez Charles Dullin. Camus vit
      alors séparé de sa femme Francine, bloquée en Algérie depuis
      novembre 1942 en raison des circonstances politiques. La
      jeune actrice a fait des débuts étincelants sur scène au Théâtre
      des Mathurins. Robert Bresson l’a choisie pour un rôle dans
      son prochain film, les Dames du bois de Boulogne. Elle sent
      chez Camus « l’inévitable instinct de conquête », se souviendra-t-elle dans son livre Résidente privilégiée paru en 1980 aux
      Éditions Fayard.
      Leur correspondance croisée de 865 lettres au total se
      tisse malgré des emplois du temps « démentiels », comme
      l’écrit dans un sobre avant-propos la fille de Camus, qui a
      accepté la publication de cet amour interdit. La vie professionnelle des deux amants leur impose une organisation
      millimétrée sur fond de vie publique et d’activité créatrice.
      De 1944 à 1959, avec une éclipse de la fin 1944, date du
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      critiques
      retour de Francine Camus à Paris, à 1948, année de retrouvailles fortuites (Camus et Casarès se croisent boulevard
      Saint-Germain), leurs échanges épistolaires, jusque-là
      inconnus, racontent un amour ardent. Lui s’attache à elle
      comme à un roc : « la seule règle que je connaisse est celle
      de la passion et de la vie ». Autre ligne de conduite camusienne: « Pour tout ce que j’ai besoin de faire, j’ai besoin de
      forces sans limites. » (31 décembre 1948.) Le début de la
      correspondance est univoque, il n’y a que les lettres enflammées de Camus puisque la première lettre reproduite de la
      jeune prodige remonte au 6 août 1948. Ce n’est qu’au bout
      de 25 lettres de Camus que nous entendons sa voix.
      Les missives de l’écrivain jetées à la hâte sont expédiées dans le contexte dangereux de la Libération, il est
      obligé de se cacher en province dans une maison où il
      côtoie des membres de la famille Gallimard. À la fragilité
      d’un amour naissant s’ajoute l’incertitude de la guerre et
      de la résistance. Ses lettres sont dominées par l’angoisse
      de l’attente de leurs retrouvailles et la crainte (naturelle)
      de perdre Maria Casarès, qui ne peut le rejoindre facilement. Il voudrait « avoir la certitude de leur amour ».
      C’est un Camus envahissant qui se dévoile, faisant une
      cour appuyée à la comédienne, teintée de légers reproches
      au ton professoral : « Tu ne t’es pas rendu compte que tout
      d’un coup j’ai concentré sur un seul être une force de passion qu’auparavant je déversais un peu partout, au hasard,
      et à toutes les occasions. » L’effervescence de la Libération
      et la sortie au grand jour du journal issu de la Résistance
      Combat, dont Camus est rédacteur en chef, compliquent
      leur relation, d’autant que le retour de Francine Camus,
      qui vient s’installer dans le studio que Camus loue à André
      Gide, rue Vaneau, va gripper la mécanique des sentiments
      parallèles. Maria Casarès décide visiblement d’y mettre un
      terme tandis que la dernière lettre de Camus pour l’année
      1944, composée le jour du vingt-deuxième anniversaire de
      critiques
      160 FÉVRIER-MARS 2018 FÉVRIER-MARS 2018
      « [sa] petite Maria », lui prédit un destin de « grande, très
      grande actrice ». Fin du premier acte ou du prologue de
      leur liaison impossible.
      Leur amour repart sous l’effet du hasard. Ils se retrouvent
      sur le pavé parisien, à un coin de rue. « Ma petite Maria » a
      cédé la place à « mon chéri », apostrophe qui signe un attachement plus solide. D’une certaine manière, l’époque qui
      s’ouvre à eux est plus classique. La double vie de Camus est
      partie pour s’installer durablement, et leur activité épistolaire va redoubler. Ils se disent par le menu tous leurs projets
      professionnels, leurs envies, leurs perspectives. La notoriété
      de Maria Casarès croît sur les planches, les paparazzis s’intéressent de près à elle. L’une des révélations de l’amour secret
      entre Camus et Casarès est la lecture des lettres de Maria, qui
      confesse qu’elle ne sait pas pérorer, qu’elle ne sait pas parler
      et encore moins écrire! Mais elle a vite appris et s’est frayé
      avec lucidité un chemin dans le milieu théâtral. On est habitué à lire Camus, mais pas les lettres de la jeune Espagnole.
      Elles sont pleines de vivacité, de simplicité et de maturité.
      La douceur de Maria contraste avec la lucidité d’Albert, aux
      élans passionnés. Maria Casarès croque avec drôlerie Nancy
      Cunard: « vieille Anglaise fripée, longue comme un jour
      sans pain, maigre à faire pleurer, fardée en dépit du bon sens
      et habillée en “feuille morte” d’un rideau qu’elle a trouvé
      quelque part dans un magasin d’antiquités, coiffée, par des
      journées de fort vent et de pluie, d’une capeline à immense
      bord en fine paille, les bras couverts de bracelets […] tombée sur moi comme un véritable oiseau de proie. » Elle ne
      se laisse pas impressionner par l’héritière fantasque de la
      Cunard Line, ancienne maîtresse de Louis Aragon et défenseure engagée des minorités noires aux États-Unis. La mort
      soudaine de Camus en janvier 1960 mettra un terme à leur
      correspondance.

      1. Albert Camus et Maria Casarès, Correspondance 1944-1959, avant-propos de Catherine
        Camus, Gallimard,

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    • Les femmes d’Albert Camus
      Par Alain Rubens,
      publié le 15/01/2010 à 17:55
      Grand amoureux, Albert Camus a eu de nombreuses liaisons. Parmi toutes ces rencontres, la plus décisive pour l’enfant Camus a été sa mère, qui l’a élevé seule. Epouses ou maîtresses, elles ont accompagné Camus tout au long de sa vie, incapable de dire non à ces amours magnifiques.
      Camus fut-il un homme à femmes, un don Juan à rallonge, un simple cavaleur, un collectionneur impénitent, bref un séducteur ? Dans Le premier homme, manuscrit trouvé à sa mort, Albert Camus alias Jacques Cormery part à la recherche de son père mort en 1914. C’est sur les femmes qu’il tombe. La première, c’est la grand-mère au corps massif, au visage hommasse, coiffée d’un chignon austère, autoritaire, égorgeuse de poules, dressant Albert et son frère au martinet. Puis Camus dresse l’icône de sa mère, Catherine née Sintès. Dès les premières pages, il met en scène sa propre naissance dérisoire. L’accouchement, dans le dénuement, de sa mère. Camus l’aime à la folie d’autant que cette femme sait dès le début que les jeux sont faits. Belle, un petit nez droit qu’on retrouvera plus tard chez les maîtresses de son fils. Absente au monde, elle a le regard bon et résigné. Presque sourde et illettrée, elle a la parole difficile. Drapée dans une éternelle blouse grise ou noire, elle montre un visage avenant. Camus décrit cette femme de ménage, courbée sur son baquet et ses parquets. A-t-elle ployé sous la pauvreté ? Pire, elle est née pauvre. Mektoub ! C’est écrit et depuis longtemps. Et Camus de décrire toute la famille : « Oh ! Oui, c’était ainsi, la vie de cet enfant avait été ainsi dans l’île pauvre du quartier, liée par la nécessité toute nue, au milieu d’une famille infirme et ignorante… », écrit-il dans Le premier homme.

      On le sait, Camus force cet horizon barré et s’arrache à cette fatalité de la misère grâce à la culture. Trois rencontres seront décisives : l’instituteur Louis Germain, le professeur de philosophie Jean Grenier et René Poirier, son maître de l’université d’Alger. Alors que le pupille de la nation s’ouvre au monde, il découvre la femme. C’est la splendeur de sa jeune existence, l’amour et la sensualité réunis dans cette terre algérienne.

      Viens voir les comédiennes
      Le théâtre a toujours été la grande affaire de la vie de Camus et l’occasion bénie d’approcher les femmes. Dès 1936, Camus, jeune communiste algérois, anime le Théâtre du Travail, une troupe d’amateurs engagés qui brasse intellectuels, prolétaires et jolies femmes. Peu après, il fonde le Théâtre de l’Equipe, et reprend la devise de Copeau : « travail, recherche, audace ». La comédienne Blanche Balain participe à l’aventure d’une troupe polarisée autour de ce jeune homme, tuberculeux mais infatigable. Camus honore ses amitiés féminines. Jeanne Sicard et Marguerite Dobrenn n’hésitent pas à monter sur scène.
      Mais la rencontre historique, c’est Maria Casarès, invitée le 19 mars 1944 chez Michel Leiris. Comédienne de génie, fille du ministre de la Guerre républicain, exilée en France en 1936, elle est vite encensée comme « nouvelle Réjane4 » par la critique. La voix rauque et le théâtre dans la peau. Bref, c’est une comédienne exceptionnelle. Quand on a écrit Révolte dans les Asturies, comment résister à cette volcanique incarnation hispanique ? Ce couple célèbre a ses entrées dans le Saint-Germain sous l’Occupation. Entre une virée dans une boîte de nuit et des répétitions acharnées de la pièce de Camus Le malentendu, ils ne se quittent plus, au grand désespoir de Francine, son épouse. Le soir du 5 juin 1944, ils sortent de chez Dullin en vélo, un brin éméchés, elle sur le guidon, la veille même du Débarquement. Vient le temps long de la séparation. Mais, en juin 1948, sur le boulevard Saint-Germain, Camus croise Maria devenue vedette. Elle plaque derechef l’acteur Jean Servais, et Camus continue sa double vie. Elle s’illustre dans le répertoire camusien jusqu’à la mort de l’auteur.

      En 1956, il repère une petite jeune femme, comédienne gracile et cultivée, Catherine Sellers, dans La mouette de Tchekhov. Il la fait jouer dans Requiem pour une nonne, pièce adaptée du roman de Faulkner. Dans ses Carnets, Camus note, vaincu : « Pour la première fois depuis longtemps, touché au coeur par une femme, sans nul désir, ni intention, ni jeu, l’aimant pour elle, non sans tristesse. » Pour la première fois, il ne joue pas au roublard amoureux.

      La première rencontre, c’est Simone Hié. Racée, de bonne famille, starlette algéroise au fume-cigarette provocateur, fiancée du poète Max-Pol Fouchet. Camus lui fauche S., pour les intimes. Elle deviendra, vite, dépendante aux paradis artificiels : morphine et héroïne. Très belle, elle n’échappe pas à l’autodestruction. Camus l’épouse le 16 juin 1934 et lui consacre, l’année suivante, Le livre de Mélusine. Un conte qui n’augure rien de bon. Camus se sépare de Simone qui le trompe avec un médecin. En 1937, il rencontre une autre femme fatale, Christiane Galindo. Belle évidemment, brune et bronzée, fille d’institutrice, elle se met, sans rechigner, à sa Remington pour taper les premiers manuscrits de son amant. Elle traversera toute la vie d’Albert Camus.

      Liaisons croisées et intrigues multiples
      Camus cultive aussi l’amitié féminine. Il ne néglige ni Jeanne Sicard ni Marguerite Dobrenn, bonnes camarades du Parti, comédiennes, confidentes. Mais il n’échappera jamais au jeu dangereux de la double vie, des liaisons croisées, des intrigues multiples pas plus qu’il ne se résoudra à la séparation franche. Dans La chute, l’avocat Jean-Baptiste Clamence déclare sans vergogne : « Je maintenais toutes mes affections autour de moi pour m’en servir quand je le voulais. Je ne pouvais donc vivre, de mon aveu même, qu’à la condition que, sur toute la terre, tous les êtres, ou le plus grand nombre possible, fussent tournés vers moi, éternellement vacants, privés de vie indépendante […]. » Une espèce d' »héliocentrisme » amoureux assez ressemblant à l’écrivain. Peut-être Camus se dédommageait-il avec ses charmantes partenaires de l’amour exténuant voué à sa mère, de cet hymne filial constant à la pauvreté et au silence ?

      Bientôt, il rencontre celle qui va devenir son épouse et la mère des jumeaux, Catherine et Jean. La perfection est de ce monde. C’est Francine Faure, excellente pianiste, inimitable dans Bach, et mathématicienne. Joli minois avec de hautes pommettes tatares, elle est ravissante. Pleine de retenue, peu grivoise, elle sait se faire désirer de ses amoureux. Elle frappe au coeur le jeune Camus. Après de longues tergiversations, Albert épouse civilement Francine Faure, le 3 décembre 1940 à Lyon, en zone libre à Paris-Soir où il travaille comme secrétaire de rédaction. Il perd vite son emploi et Francine regagne l’Algérie.

      Dans Paris occupé, Camus rencontre « l’Unique », la comédienne Maria Casarès (voir encadré). Ils sont faits l’un pour l’autre. Lorsque Francine rejoint Paris, elle devra subir cette liaison publique qui inaugurera une longue série. Elle sombre dans une profonde dépression qu’Albert se reproche. Manque d’esprit de sérieux, égoïsme, et tutti quanti. On envisage une psychanalyse, mais Francine subira vingt-trois électrochocs. Après une consultation chez un spécialiste, Camus écrit, libéré : « Selon lui la nécessité où je suis d’épargner la santé de Francine me fait vivre « dans une boule de verre ». Son ordonnance : liberté et égoïsme. Superbe ordonnance, dis-je. Et de loin la plus facile à vivre1. » En 1946, Camus débarque aux Etats-Unis. Les jeunes étudiantes sont émoustillées et son guide se nomme Patricia Blake. Ravissante et accorte, elle fait oublier à l’écrivain adulé la vieillesse qui s’annonce. Camus a trente-trois ans !

      En 1958, devenu « vieux » pour de bon, il rencontre Mi, mannequin chez Jacques Fath. Il l’installe dans une maison proche de la sienne à Lourmarin. Lorsqu’il part « faire une promenade », toute la famille sait où il va. Dans un carnet préliminaire au Premier homme, le romancier tient ses comptes. L’année de sa mort, il a quatre femmes dans sa vie : Francine, Maria, Catherine (voir encadré) et Mi, sa dernière maîtresse en titre.

      Albert Camus

      Fantasmes et vérités autour de la mort tragique d’Albert Camus
      « Albert Camus est un passeur de démocratie »
      « Albert Camus était le contraire de la tiédeur »
      N’oublions pas sa fille Catherine Camus, l’autre femme de sa vie. Née en 1945, elle s’est engagée avec un grand courage à gérer l’oeuvre de son père. Elle a renoncé à son métier d’avocate. « Quand on s’appelle Camus, dit-elle, on ne devrait pas parler d’ayants droit, mais d’ayants devoir2 . » En 1994, elle sort de sa réserve et publie Le premier homme, le manuscrit retrouvé dans le coffre de la Facel Vega (voir page 46), sans la moindre correction. Une décision courageuse. De son père, elle a hérité le sens de l’absurde. Elle a prêté son serment d’avocate le jour où sa mère est entrée à l’hôpital pour y mourir peu après. Et toutes ces femmes ? « Il était libre, et c’était des femmes bien3. »

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