DANS L’ATTENTE


DANS L’ATTENTE

Frotter les pierres pour un seul jus d’ocre épluché de la peau

J’avais des doigts dans les jambes, un ventre de feu et le mental d’un bleu  de camisole, le poil promis au blanc de tunnel et sans rien,  fis ce que je jugeais tout, c’est à dire peindre mes illusions visionnaires à l’écorché. Moqué du doigt aussi bien dans les lancements de carrière, tous types de danse de salon que dans les repas mondains, courses de couloirs à la médaille et reptations ventrales à la gloire

L’horizon derrière le rideau de fer tient la fin de mon oeil dans son acide à n’y plus rien voir de bon. Bon à teigne, instable, peu recommandable, sale type

Peindre pour peindre et cracher sur  ce qui tombe, dire je t’aime à pleines dents, dur dur dur

J’avais juste la majorité à la première exposition

De me taire ici plus de soixante ans après ça m’a refait crier au bon endroit

ô comme j’ai peint aujourd’hui en me jetant dans mon indécence, toute honte au bon endroit

DANS L’ATTENTE 

de rien d’autre que ce que je suis, aussi mauvais qu’insupportable, mais nu bien après l’âme

et sans rien en faire montrer

gardant aussi pour moi le poème, non de dieu que je l’aime…

Niala-Loisobleu – 18 Février 2020