UN LOINTAIN TOUCHABLE


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UN LOINTAIN TOUCHABLE

Sur la table corps et couverts se vêtent de fumets tout droit venus des grandes forêts que les vagues tanguent

Instant où rien d’étranger ne s’immisce

l’insolite non plus, rien ne fait tabou

juste l’assemblage de ton nom et du mien au pluriel de tout ce que qui surréalise le poétique cherché

Je suis à l’intérieur de ton genre, tu es entre mes organes et l’équin mammifère, l’arbre aux essences à voile, ce nuage dompté, cette pluie civilisée, à l’échelle de meunier traversant l’impossible

Des nuées de papillons bleus  tiennent les taupes dans leurs galeries, ta pelouse n’est pas la proie des calvities dégradantes

La rayure bicolore ta poitrine, côté fraise, côté framboise, tee-shirt en mouillé pour coudre la bonne taille. C’est là que le coq sort le levé du jour

Deux enfants rient dans ton ventre

je trace la marelle au centre

au niveau, à l’équerre et tire l’extraordinaire du jardin au levier

On frappe à la porte

Nous brouillons le son de l’émission de gaz, en vidant un glacier sur le trottoir. La mer monte un chantier naval. Une montgolfière accouche un ciel sans tâches

C’est fini

le bleu domine, nous orgasmons et mer veille…

Niala-Loisobleu – _ Février 2020

SORTIR DU MIROIR


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SORTIR DU MIROIR

Deux anophèles monstrueux

Tarissent de sang un puits
D’innocence …

Pandémie sur la toile de l’étoile obscurcie :
Des milliers de tarentules vont
Être crachées de la bouche
Guerrière sur un
Autre puits
D’innocence

Et les peaux de la mémoire
Seront empoisonnées
Et les plaies seront
Purulentes …
Un sang maladif
Renforcera le brouillage
De tout horizon

Ami ! Sépare-toi du chapelet infernal
Qui ligue les lèvres sur
La pensée emmurée …
Sors du hallier
Ligoté où
Se calfeutrent
Les orfraies …
Creuse d’autres sources
Pour les rossignols des murailles …

Que les comètes montrent
Au-delà de tout miroir
Le courant vif d’un
Passage ultime
A l’aurore
Et … Là …
Sur cette terre coupée …
Les amandiers refleuriront neufs
Avec leurs rhizomes
Qui élargiront
L’espace
Pour cet arbre d’un
Savoir ancestral

Ami ! Accompagne et accomplis
Le mouvement dans le vent
Des sarments blessés
Mais braisés de
L’olivier qui
Ne demande qu’à les relever
Ces flambeaux d’une
Seule paix

Alain Minod