Jane & John – Pomme


Jane & John
Qui pourra dire un jour
Si c’était une chance
Pour Jane et John
De se croiser en chemin
Qui pourrait dire de l’amour
Quand il est immense
Si c’est la caresse
Ou le coup du destin
Moi j’en sais rien
Dans les yeux de Jane et John
Ont brulé tant de feux de joie
Entends-tu qui résonnent
Les coups tirés de sang froid?
S’aimer comme personne
Et n’aimer personne en retour
Voilà pour Jane et John
La seule idée de l’amour
Et bien sûr que l’histoire
Comme souvent finit mal
Amoureux fous jusqu’à la dernière balle
Jane et John
Dans le grand mirage
Que sont nos existences
Qui peut savoir
Ce que demain nous prédit?
Un mauvais virage
Et vient le grand silence
A quoi ressemble
Une vie réussie?
Moi j’en sais rien
Dans les yeux de Jane et John
Ont brulé tant de feux de joie
Entends tu qui…

LA  POESIE DE BARBARA AUZOU


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LA  POESIE DE BARBARA AUZOU

Edvard Munch pousse son Cri

avec fracas

ses baigneuses calment le désarroi de Chaïm Soutine

causé par la faim

Son Arbre perfore l’intestin grêle d’une nature chiche

quand la nuit bouscule ses billes à finir par tilt

Le matin

Tes lèvres marque-page

l’antre parenthèse

le tout en page de garde

t’attable en matières délectables

Mon orange

mon muscle figue

mes olives

le désert oasise un tapis d’ô riant

je t’aime au-delà du chemin de ma flèche…

Niala-Loisobleu –

3 Février 2020

LE BLEU


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LE BLEU

Lorsqu’on renverse la tête sur le sable, et que le jour décroît,

Soudain les yeux s’entrouvrent : c’est le bleu

Du ciel immense, l’espace transparent du ciel bleu, pays

De la lumière vive au-dessus de la joie de l’arbre,

Et le héron prudent pose une patte circonspecte, risque l’autre

Sur le mercure miroitant; la flaque réfléchit l’impavide, l’immense,

L’absolu bleu.
Nous oublions

Les luttes d’un cœur épris d’amour et les distances.
Le bleu

Traverse l’air impalpable, visite la branche immobile qui le salue,

Se laisse étreindre par les yeux qui le pénètrent.

Dans le vitrail éclate la fanfare du jour,

La rosace infusant le doux acquiescement de la lumière.

Même un nuage infime et haut fait concevoir

Les éloignements sans fin de la distance où glisse

Au pli de la tenture une aiguille suivie

D’un fil qui s’effiloche.
Une invisible main

Tente de coudre à l’aube enfuie le crépuscule,

Puisque emporté par son poids, le soleil

Déchire la mandorle où le temps le suspend,

Et que le bleu pâlit à l’horizon.
La mer

Répand sur ses genoux qui tremblent,

Le vaste drap où flambent ses ciseaux,
Berçant infiniment nos cœurs qui se désolent
D’être mortels encore sous l’azur éphémère.

Philippe Delaveau

 

EGO DU PAVE


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EGO DU PAVE

 

Au fil de tout ce qui m’a roulé dessus, je passe devant  la vitrine de ma marche existentielle en ne me voyant plus que comme la fleur du fumier qui sourit

puis me dis, l’oeil gibbon, qu’en plus on s’est pas retenu de m’empêcher

supplice indien des quatre membres attachés au soleil

sur nid de fourmis rouges

fosse couche de vernis du celui qui en un sourire te ramasse et s’en va

Suis solide comme une carne attelée bourrin

Quand je vois le point rouge de l’oeil cligner à l’artère principale, je souris du bonheur imbécile de l’heureux qui se dit, la fleur que voilà qui va fleurir est à moi

Rien que d’amour partagé…

 

Niala-Loisobleu – 3 Février 2020

Eh oui, c’est ça la vie


Eh oui, c’est ça la vie

Artiste : Richard Desjardins
Titre   : Eh oui, c’est ça la vie
Paroles et musique : Richard Desjardins

F

Tout’les suiveux s’promènent un bunch
soit à New-York soit à La Mecque.
Tou’les lièvres c’est des quick lunchs
C
la peau, les os, le poil avec.
C
Toutes les rivières vont à la mer
toute la bière y va aussi
Le reste du monde s’en va nowhere
F
moi pour ma part je reste ici.
F
C’est quoi l’affaire ? Méga projet ?
Un casino ? Une autoroute ?
On ferait aussi ben d’changer d’sujet,
C
c’est non, c’est mega non pentoute.
C
On vend pas l’paradis terrestre
c’est au bondieu ou c’qui en reste
As-tu besoin d’un cinq étoile
F
quand t’en a cinq milliards dans l’ciel
Bb
Déménager mon lac,
sans déranger les canards
c’est pas possible faque
F
on tient ça mort
Bb
Si y’a pu d’tit mulot dans’boîte à bois
si y’a pus d’colibri dans mon wisky
F
moi j’vas pas là
C                F
Eh oui ! C’est ça la vie.
F
J’tarrivé icitte en dix-huit cent
en poursuivant le papillon
et tous les soirs depuis ce temps
C
c’est moi qui donne le réveillon.
C
À l’ombre des oiseaux en fleur
sous le feuillage des épinettes
je suis accablé de labeurs
F
je vous donne un exemple vite faite
F
Tempête de neige sur mon balcon
ça m’a occupé une partie de la nuit
c’est long classer toutes les flocons
C
surtout marquer les numéros d’série.
C
Et ça c’est rien demain cinq heure
c’est l’épouss’tage de tous les sapins.
Là faut’qu’j’en aille je suis porteur
F
aux funérailles du maringouin.
Bb
Déménager mon lac,
sans déranger les canards
c’est pas possible faque
F
on tient ça mort
Bb
Si y’a pu d’tit mulot dans’boîte à bois
si y’a pus d’colibri dans mon wisky
F
moi j’vas pas là
C                F
Eh oui ! C’est ça la vie.
F
‘Tite confidence, j’aime bien la bière
faut des bidous ça j’l’ai compris.
Un compromis f’rait mon affaire
C
rien que pour vous j’vas faire un prix.
C
Comment ça vaut une vesse-de-loup ?
Du jus de tonerre ? D’la pâte à vent ?
Une douzaine d’oeufs de carcajous ?
F
J’ai tout’ça dans mon dépliant.
F
Spécial mouches noires qui sodomisent
les beaux bleuets avant l’été
c’est vingt piasses chaque, les taxes comprises
C
l’armée en sus pour les compter.

C
Là j’additionne c’est ça mon bill
en ajustant perte de jouissance
c’est cent zilliards à’puissance mille
F
en d’sous d’la table, payable d’avance.
Bb
Déménager mon lac,
sans déranger les canards
c’est pas possible faque
F
on tient ça mort
Bb
Si y’a pu d’tit mulot dans’boîte à bois
si y’a pus d’colibri dans mon wisky
F
moi j’vas pas là
C                F
Eh oui ! C’est ça la vie
C                F
Eh oui ! C’est ça la vie.

 

ARBRE DE NOS AILES


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ARBRE DE NOS AILES

En l’espace

la respiration végétale

est greffée au fruit humain

Du fruit vert le vent porte-voie

A contre-chaume un oiseau tète le pouls au sein

accroché des demains

à l’audible-écriture

d’EPOQUE

double mémoire-vive que la palette fraîche alimente au chevalet

Les boules et leurs guirlandes en chariots obsolètes ont laissé place nette

La vie a pied à terre verticale à la cime…

Niala-Loisobleu

3 Février 2020

BLEUITUDE DE L’AUBE ROSE


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BLEUITUDE DE L’AUBE ROSE

Des traces encore fumantes de la lame, la nuit d’un jour meurtrier a creusé le vernis

le bois est de faire

Ce que tient l’amour en sa cellule met au ventre sa liberté de croître

L’aura éclaire de ses traits fermes l’esquisse du tracé hésitant.La peur de traverser augmente juste le danger de demeurer dans le mauvais doute.

Niala-Loisobleu – 3 Février 2020