VISAGES SCOLAIRES


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VISAGES SCOLAIRES

Ils ont des yeux qui volent d’une toile à l’autre mes tableaux

Fleur de lin
humeur de l’autre
En voilà un autre qui me gratte le creux de la main comme ton sein sur mon ventre
sorti de là
je suis bon à rien
Aussi avec la lumière revenue
crever l’incertitude d’un peint
crachera mieux son rond dans l’eau que rien fait des mains
deux mains deux mains
sauvé
à bord de ton Arche entrecuisses sur le pont
une maison qu’un oiseau plante
un arbre qui dit je t’aime
du bleu outremer qui écluse
l’aréole de ton coeur
je caresserai ton nom sans fausse-pudeur comme un nouveau passage
vers tes pâturages
tes normandes et mes trains
pris à tes lèvres un rire mélangé à l’érection du chevalet
quelle Epoque
retour en loge dans l’Atelier
Niala-Loisobleu – 14/01/20

ET PENDANT QUE LA LUMIERE SE REPARE


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ET PENDANT

QUE LA LUMIERE

SE REPARE

Entre la branche qui bouge sur le marronnier au centre de la cour et les chaises occupées par d’autres élèves, la vie qui vit sautille d’une envie de rire déployée, pas dans le noir, grâce au jour,me convient tout çà fait

J’aime ce qui saute

Au propre comme au figuré

Aussi quand j’ai vu pourquoi la lumière avait sauté, j’ai dit après tout je vais sortir le court-circuit de ce que j’aime

La route ondule entre nos mers, un enfant qui fait l’aronde ne saurait mieux faire. Pousse ton cerceau au vent, il est fort

Le cheval, lui, m’a dit je veux un piano, je suis allé voir ma vieille professeur de musique (nan, dirai pas professeuse), elle m’a dit j’en ai un mais il est vieux. J’ai demandé à le voir elle m’a dit assieds-toi le temps que j’enlève ma robe, ouah pour du classique, c’est monumental,  j’ai vécu un soleil de Janvier, quelle beauté dans la démarche, il est aussi aqueux qu’un de la salle Claveau et la classe avec laquelle elle en joue, fait un jeu de lumières avec le son. Dans le coin du lutrin pendant la démo, sa biquette tournait les pages, j’avais jamais vu dans son regard, cette lueur de bien-être. Quel bonheur à vivre. Le chien lui, avait l’air de s’en foutre, comme si il avait encore trop bouffé dans le placard de la cuisine

Mais l’heure avance, ça va être mon quatre-heures, merci, je suis heureux de vous avoir croisé, bonne fin de journée

Dans leur peau, les sentiments sincères germent gaillardement…

Niala-Loisobleu – 14/01/20

Van Gogh le suicidé de la société de Antonin Artaud – Extrait 1


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Van Gogh le suicidé de la société de Antonin Artaud – Extrait 1

 

« l’eschare d’écorché » le simple motif d’un bougeoir allumé sur un fauteuil de paille au châssis violacé en dit beaucoup plus sous la main de van Gogh que toute la série des tragédies grecques ou des drame de cyril tourneur, de webster ou de ford jusqu’ici d’ailleurs demeurés injoués.

« Nul n’a jamais écrit ou peint, sculpté, modelé, construit, inventé, que pour sortir en fait de l’enfer. »

Antonin Artaud

Ce garçon est une ville par Pomme


Ce garçon est une ville par Pomme

Ce garçon est une ville que j’aime, de mes doigts, visiter
Ce garçon, une ville que j’aime de part en part sillonner
Un modèle de cité, un modèle de cité
Ce garçon est une ville où j’aime mon cœur laisser flâner
Ce garçon, une ville, sereine capitale de mes baisers
Un modèle de cité, un modèle de cité

Aucun endroit, aucun, ne m’avait fait cet effet-là
Aucun endroit que ce garçon
Aucun endroit, aucun,
Ne m’avait fait cet effet-là

TAPIS-VOLANT


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TAPIS-VOLANT

Au matin qui succède, gardons le trait d’union du voyage au-dessus des attentes d’une nuit étoilée. Tes yeux à la proue ont fendu l’obstacle en allant au-delà de la question. Je me souviens avoir baissé les miens quand tu as suivi la vague en chaîne de ta poitrine. Merveilleux bébés-nageurs qui rient de pouvoir s’ébattre librement.En survolant la flèche des cathédrales, le rayon montant du choeur s’est fait traceur. Ces oasis de verts et d’ocres rouges mêlés ondulent en corps dans la mouvance de ton ventre-fruitier. Comme la voie du chameau dodelinant sur la crête des dunes. Les coussins de la couche sont saupoudrés des parfums d’amour du raisin pressé. Quand tes reins musiciens à mes manuelles saccades plastiques laissent à la toile le symbole vierge de l’étreinte des âmes. J’ai peint au rythme de tes poings porteurs du cri. Le cuivre des peaux en brille. Pas de servants ni de servantes, les corps que les soies de l’arbre mettaient à table étaient à l’acoustique du tréfonds originel. Des petits-enfants au front ceint de couronnes de fleurs plantaient le rire à l’aube du vent porteur. D’autres ouvraient les jets d’eau des patios aux coeur des villages-blancs. Le taureau tranquille dépassant le labyrinthe de la pointe des cornes. Quand le muezzin a appelé à la prière j’avais laissé mon front dans l’herbe de ta prairie. Je me rappelle la pression de tes mains me gardant au chevalet de tes jambes.

Niala-Loisobleu – 14 Janvier 2020