AU SOIR QUI EST


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AU SOIR QUI EST

 

J’ai la mer qui balance comme un arrière-train de cheval

voir de vieux amis

ça y ressemble

et ma foi comme le sel ça parle de quelque chose en partage

Au blanc du poil  la Clémence se joint

amour et  beauté qui rendent le tombé du sein plus porteur

le décolleté se fait généreux par un silence disert

Je me sens plus cheval que vapeur  dans cette pluie terne

mon vers a comme en vie d’aller plus loin

surtout ne t’habille pas pour sortir

le train est sur la voie

laisse-moi voir ton âtre crépiter dans la veillée de l’histoire…

 

Niala-Loisobleu – 03/01/20

TELLE FEMME


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TELLE FEMME

Veux-tu voir

La forme obscure du soleil

Les contours de la vie

Ou bien te laisser éblouir

Par le feu qui mêle tout

Le flambeau passeur de pudeurs

En chair en or ce beau geste

L’erreur est aussi inconnue

Que les limites du printemps

La tentation est prodigieuse

Tout se touche tout te traverse

Ce ne fut d’abord qu’un tonnerre d’encens

Ce que tu aimes le plus

La louange belle à quatre

Belle nue immobile

Violon muet mais palpable

Je te parle de voir

Je te parlerai de tes yeux
Sois sans visage si tu veux
De leur couleur contre le gré

Des pierres lumineuses

Décolorées

Devant l’homme que tu conquiers

Son enthousiasme aveugle

Règne naïvement comme une source

Dans le désert

Entre les plages de la nuit et les vagues du jour
Entre la terre et l’eau
Nulle ride à combler
Nul chemin possible

Entre tes yeux et les images que j’y vois

Il y a tout ce que j’en pense

Moi-même indéracinable

Comme une plante qui s’amasse

Qui simule un rocher parmi d’autres rochers

Ce que je porte de certain

Toi tout entière

Tout ce que tu regardes

Tout

Ceci est un bateau

Qui va sur une rivière douce

II porte des femmes qui jouent

Et des graines qui patientent

Ceci est un cheval qui descend la colline

Ou bien une flamme qui s’élève

Un grand rire pieds nus dans une cour misérable

Un comble de l’automne des verdures amadouées

Un oiseau acharné à mettre des ailes à son nid

Un matin qui disperse des lampes de rosée

Pour éveiller les champs

Ceci est une ombrelle

Et ceci la toilette

D’une dentellière plus séduisante qu’un bouquet

Au son des cloches de l’arc-en-ciel

Ceci déjoue l’immensité

Ceci n’a jamais assez de place

La bienvenue est toujours ailleurs

Avec la foudre avec le flot

Qui s’accompagnent

De méduses et d’incendies

Complaisants à merveille

Ils détruisent l’échafaudage

Surmonté d’un triste drapeau de couleur

Une étoile limite

Dont les doigts sont paralysés

Je parle de te voir

Je te sais vivante

Tout existe tout est visible

Il n’y a pas une goutte de nuit dans tes yeux

Je vis dans une lumière exclusive la tienne.

Paul Eluard

LA PORTE SACREE


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LA PORTE SACREE

 

Dans cette nuit finissante nous n’étions plus qu’à quelques pas du village, La Lumière de l’Arbre montrait le chemin à prendre

Nos ADN étant semblables au sien nous n’avions plus qu’à tendre les mains pour l’atteindre

Quand nous sommes parvenus à son pied une sensation de joie et de bien-être nous a envahi

En nous collant à lui intégralement nus, nous avons reçu dans nos corps son énergie positive

C’est alors que le soleil a percé la nuit

Le coq a chanté et le chien saisit d’une vivacité compulsive en a fait plusieurs fois le tour.

Niala-Loisobleu – 3 Janvier 2020