STRATES BLEUES 2


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STRATES BLEUES 2

 

 

Devant deux je le jure

plus qu’un jour étroit

aimer large

nous sommes en Décembre

ce soleil

trapu comme une armoire normande

tire la marguerite à lui

Si quelque vache à la corne venimeuse

elle est étrangère à la volonté de l’entrain de plaisir qui me penche à sa portière

Une petite robe noire sans appeau blanc

ses petits seins ronds comme un chapeau rouge

si t’aime pas ma couleur

prend le premier métro dès que ça remarchera

la grève est salubre…

 

Niala-Loisobleu – 25 Décembre 2019

Comme c’est pis ça tout


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Comme c’est pis ça tout

 

Comme c’est pis

à

Domi, Yann, poesialuciodata, abenteuer, delphine, Andra, dreamgoexplore, saphilopes, christineovalarue, Kumru, William

et pis ça tout  exprès et pas d’ma faute oubli

merci, merci d’être

J’AIME PO NOËL MAIS TELLEMENT LA VIE QUI NAÎT

 

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James Ollivier (de son vrai nom James Gaston Raymond Duchamp) est un chanteur et musicien français, né le 25 mars 1933 à Reims. Il a commencé sa carrière comme comédien, mais se tourna très tôt vers la chanson, en se produisant dans les cabarets de la rive gauche et en participant à l’émission de Luc Bérimont, La Fine Fleur de la chanson française.

Il a mis en musique et interprété les textes de nombreux poètes français (Villon, Ronsard, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Hugo, Apollinaire, Cocteau, Aragon, Desnos, Queneau, Supervielle, Prévert, Cadou, Bérimont, etc.) et repris certains poèmes mis en musique par Brassens. Il a notamment reçu le Prix de l’Académie du disque français et le Prix de l’Académie Charles-Cros en 1969, ainsi que le titre de Chevalier de l’ordre des Palmes académiques en 1992 pour son action d’initiation à la poésie et à la musique auprès des jeunes d’âge scolaire.

Cocteau compte parmi les artistes ayant le plus marqué le XXe siècle
Cocteau a un peu plus de 30 ans quand il écrit le texte qu’interprète ci-dessous James Ollivier, texte extrait de Plain-Chant publié par Cocteau en 1923. Le poème a été mis en musique de le contrebassiste et compositeur franco-libanais, François Rabbath.

Comptant parmi les artistes qui ont marqué le XXe siècle, Cocteau a côtoyé la plupart de ceux qui ont animé la vie artistique de son époque. Il a été l’imprésario de son temps, le lanceur de modes, le bon génie d’innombrables artistes et il posa sa touche inspirée sur tout ce qu’il créa avec une grâce particulière, une originalité de tous les instants et une intuition rare. En dépit de ses œuvres littéraires et de ses talents artistiques, Jean Cocteau insista toujours sur le fait qu’il était avant tout un poète et que tout travail est poétique.

La descente aux enfers
En 1918, Max Jacob lui présente le jeune poète Raymond Radiguet. Il exercera sur la courte carrière de ce dernier une influence prépondérante. Les deux hommes entreprennent beaucoup de voyages ensemble. La réaction de Cocteau à la mort soudaine de Radiguet, en 1923, crée un désaccord avec certains proches qui déclarent qu’il l’a laissé désespéré, découragé et en proie à l’opium. Son penchant pour l’opium à cette époque-là, Cocteau l’explique comme un simple hasard lié à sa liaison fortuite avec Louis Laloy, le directeur de l’Opéra de Monte-Carlo.

La dépendance de Cocteau envers l’opium et ses efforts pour s’en sevrer auront une influence décisive sur son modèle littéraire. Son livre le plus connu, Les Enfants Terribles, est d’ailleurs écrit en une semaine, au cours d’un difficile sevrage.

Source: Wiki

James Ollivier  / Je n’aime pas dormir
Poème de Jean Cocteau (Plain-Chant -1923) / musique de François Rabbath

Jean Cocteau

 

Paroles de la chanson:
(Poème de Jean Cocteau / musique de François Rabbath)

PLAIN-CHANT

Je n’aime pas dormir quand ta figure habite,
La nuit, contre mon cou ;
Car je pense à la mort laquelle vient si vite,
Nous endormir beaucoup.

Je mourrai, tu vivras et c’est ce qui m’éveille!
Est-il une autre peur?
Un jour ne plus entendre auprès de mon oreille
Ton haleine et ton coeur.

Quoi, ce timide oiseau replié par le songe
Déserterait son nid !
Son nid d’où notre corps à deux têtes s’allonge
Par quatre pieds fini.

Puisse durer toujours une si grande joie
Qui cesse le matin,
Et dont l’ange chargé de poursuivre ma voie
Allège mon destin.

Léger, je suis léger sous cette tête lourde
Qui semble de mon bloc,
Et reste en mon abri, muette, aveugle, sourde,
Malgré le chant du coq.

Cette tête coupée, allée en d’autres mondes,
Où règne une autre loi,
Plongeant dans le sommeil des racines profondes,
Loin de moi, près de moi.

Ah ! je voudrais, gardant ton profil sur ma gorge,
Par ta bouche qui dort
Entendre de tes seins la délicate forge
Souffler jusqu’à ma mort.

Je mourrai, tu vivras et c’est ce qui m’éveille!
Est-il une autre peur?
Un jour ne plus entendre auprès de mon oreille
Ton haleine et ton coeur.

Je n’aime pas dormir quand ta figure habite,
La nuit, contre mon cou ;
Car je pense à la mort laquelle vient si vite,
Nous endormir beaucoup.

 

https://memoirechante.wordpress.com/2014/09/20/james-ollivier-je-naime-pas-dormir-jean-cocteau/

DE CORPS ET D’ESPRIT – NIALA/BERTRAND BELIN


DE CORPS ET D’ESPRIT – NIALA/BERTRAND BELIN

 

De corps et d’esprit

aussi près que possible en connivence du vent pour voilier-rose

je m’ai levé sans avoir la tête dans le sot d’un abus gastrique

le corps plus seindu que jamais à ton petit-jésus animal

Dans l’épais brouillard de la gueule de bois de la guirlande qui clignote devant ma porte sur mon trottoir le caniveau est d’eau de roche

Pendant qu’elles faisaient l’indienne avec la ruse des saintes-nitouche chacun de nous dans la bûche soufflait sur le m’aime feu

y aura du soleil que ça m’étonnerait pas…

 

Niala-Loisobleu – 25 Décembre 2019

 

 

De Corps Et D’esprit

Bertrand Belin

Un point rouge
Dans la nuit
C’est une clope
Je te dis
Un point qui danse
Dans ces collines
On se balade ici
Ma main au feu
Un ours qui fume
Je n’en crois rien
Il faut que cela soit quelqu’une ou bien quelqu’un
Qui suit un sentier
Quelqu’un de transi
Quelqu’un qui fuit
Qui cherche un pays
Où vivre
Vivant
De corps et d’esprit
De corps et d’esprit
Un ours qui fume
Je n’en crois rien
Il faut que