CHANTONS SOUS LA PLUIE


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CHANTONS SOUS LA PLUIE

Derrière la porte marchent les yeux conduits par l’attache perpétuelle

Secret qu’un secrétaire vénitien personnel tient dans la combinaison de ses tiroirs

Bord à bord

L’avenue peut-être animée par une foule grouillante, à la borne d’une porte cochère le duo se forme en dissolvant l’assistance

Au jardin public les tilleuls au coude à coude dessinent l’espace clos autour de la statue équestre, des enfants courent en poussant la roue du cerceau et ces deux personnes assises ne sont pas loin de s’endormir sur leur livre. Le musicien assis sur les marches du kiosque écrit des notes avec l’instrument à cordes. L’autobus suce le trottoir en avalant les gaz des voitures qui le précède

Voici le fleuve

descendons à quai, je t’embrasserai sous l’abri du pont

sans faire crier la sirène du gros remorqueur

Les yeux ouverts dans ton dos ne voyant aucun intrus venir j’irai rentrer ma main à l’intérieur de ta gorge. Elle montre sa palpitation de gros oiseau. Au quatrième bouton le premier s’envolera, immédiatement suivi du second. Tu me dis toujours bien que plus important de taille ce sont de vrais inséparables. Ce manteau pépie et caquette comme une oisellerie. Mais oui, suis-je bête, nous sommes au Quai aux Fleurs. Si tu veux un petit poisson -volant j’en attraperai un qui sera sans nuage. Puis nous remonterons par le Pont-des-Arts, jusqu’à ma chambre d’étudiant. Elle est toute petite mais le lit est assez large pour voir le ciel par le vasistas

Et il pleut toujours

Tu sais j’aimerai que tu me lises tes projets d’une voix de circonstance. Y mettant l’intonation qui va avec, tu sauras y ajouter le geste. N’aies pas peur, j’ai relevé le pont-levis et descendu la herse. Le cheval garde la douve. Le chien lui a manifesté le désir d’entrer en agitant bruyamment le bruit de sa langue.

Niala-Loisobleu – 12 Décembre 2019

 

4 réflexions sur “CHANTONS SOUS LA PLUIE

  1. Folle excursion de pupilles amoureuses au marché aux fleurs qui ne voient pas l’alouette altérée dans le regard des passants…On croit toujours que c’est la brume qui nous efface mais c’est l’octroi de la lumière qui ingénieusement nous isole…
    La bouche, dit-elle…

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