LE CAILLOU DE MA POCHE


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LE CAILLOU DE MA POCHE

 

Trace

et le sable sorti des pages laisse la peau inscrire

Un vélo équin ça existe

en dehors des farces et attrapes

Parallèle à l’aqueux la crinière garde les oreilles dressées dans une m’aime verticale

L’entends-tu faire meuh dans sa crèche ?

 

Niala-Loisobleu – 11/12/19

ENTRE TIEN EMOI 121


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ENTRE TIEN EMOI 121

 

Du coq à l’âne

le temps gémît en se faisant mettre

la mâchoire en caque

oh ouïes

Montagnes de tes formes en cordée qu’est-ce que le méplat d’un ongle cassé vient faire contre le bouton de fermé de la lumière ?

J’entends ta voie à travers les portes quand à l’approche de la pleine-lune le ciel se vide

L’être inamovible riveté au domicile nous brise le voyage comme un yacht amarré dans le port de St-Tropez

Se promener dans la lourdeur du degré dans les rues en pagodes ou sur un marché flottant, en main l’ananas qui rafraîchit en clarifiant les canaux de Bangkok, me flottent d’encens le contour de ta démarche. Théâtre de marionnettes entre les ficelles d’Hanoï aussi bien qu’au couché du soleil sur l’or d’un temple où en corps à cheval à Mandalay, comme si nous y étions, en file de bonze pour la quête du riz. Mékong, eaux troubles, les enfants de Marguerite ahanent en bridé l’espoir effarouché d’un envol. Et au bout du monde, poussés par le vent, à dos d’éléphant l’enfer d’une route vers Delhi gommée par un voeu de Bénarès, cette offrande qu’on lâche au Gange en papillon un soir à la bougie.

Tu trembles dans ma paume. La vache du pré peut ne pas être sacrée, ça n’enlève rien du cri qui va naître dans l’orgasme une nuit dans la cabane au bord des églantines. Les percherons paissent entre deux haras qui rient

L’amour en valise du coeur, visa pour l’à venir est au chaud dans ta haute-forêt, cette Amazonie garantissant mon oxygène. L’enfant-sauvage en sort La Pomme sur le rail, traverses en voie secondaire où le principal à gare.

Niala-Loisobleu – 11 Décembre 2019

MAREE MONTANTE


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MAREE MONTANTE

 

Dans l’écoulement de fin de nuit, le port sort doucement ses départs pour la pêche au petit jour. Quelques mouettes s’apprêtent à prendre la première marée. Au premier du phare des Baleines, la femme du gardien trempe un sourire dans la cuvette. Par la fenêtre et sa chemise ouverte, on peut voir l’oeil rose de son sein gauche chanter sans attendre le coq. Irons-nous jusqu’à Dieppe chercher le Normandie ? Dans la rue du Commerce les pigeons se font la voix sans soutien-gorge. La boulangère remonte l’odeur du pain chaud du fournil dans une robe imprimée de mains blanches. Dehors le dernier ivrogne vient d’être ramassé par les éboueurs tandis qu’à la cave les musiciens ferment le jazz. La mer sale proprement mon langage d’enfant matinal. Le chien m’accompagne.

Niala-Loisobleu – 11 Décembre 2019

 

JE T’EMMENERAIS BIEN – POMME


JE T’EMMENERAIS BIEN – POMME

 

Je t’emmènerais bien de l’autre côté de l’Atlantique
longer quelques chemins perdus outre Amérique
Je te dirais bien qu’on restera encore ensemble
jusqu’à la fin des jours et même si le sol tremble
Je t’emmènerais bien de l’autre côté de l’Atlantique
Plus près des neiges de nos rêves chimériques
Mais qui me tiendront debout jusqu’au bout des ravins
Qui me feront courir encore longtemps
Jusqu’à demain, jusqu’à demain.
Il est bientôt temps de partir.
Retiens-moi.
Il est bientôt temps de partir.
Reste là. Regarde-moi
Car dans tes yeux que je ne pourrais bientôt plus voir,
Il y a ces choses qui ressemblent à l’espoir
Et tu supportes encore mon corps entre tes bras.
Faudrait aussi que j’apprenne seule à marcher droit, à marcher droit.
Il est bientôt temps de partir.
Retiens-moi.
Il est bientôt temps de partir.
Reste là. Garde moi.
Je t’emmènerais bien voguer et faire le tour du monde
Au bord du ciel où nos âmes vagabondent
J’oublierais bien la ville et ses murs de ciment
Pour voir la vie passer le long du Saint Laurent