ICI POUR AILLEURS UN ARCHIPEL


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ICI POUR AILLEURS UN ARCHIPEL

Le trottoir rentré dans la poche

sur ces yeux chocolat je vais à la vitrine

Ce platane est sans feuilles au milieu de l’automne

la grille du square tient pourtant assez de printemps

pour que le banc retienne à s’asseoir

Lui tenant la paume entre ses genoux je pars jeter des miettes aux oiseaux

nous voilà presque  rendus au bord de la mer le vent par derrière l’heure de fermeture

T’as vu je t’ai écris me dit-elle

je plonge derechef dans les senteurs de ses mots transbordeurs

Elle a cette robe que j’aime regarder au travers tant elle découvre un lointain proche

je me souviens en corps de chaque détail

Le chien poursuit la balle comme un enfant qui jongle avec le secret de ses niches

nous arrivons  à l’endroit où la fenêtre ouverte sur la baie donne son spectacle animalier  de moutons jusqu’au large.

 

Niala-Loisobleu – 9 Décembre 2019

5 réflexions sur “ICI POUR AILLEURS UN ARCHIPEL

  1. Pour ne pas se tordre les lèvres vers le bas la poésie a besoin d’un corps passionné et du rêve qu’en soi on en fait pour surprendre l’autre à l’aube de son mouchoir…Les yeux sont les rampent du nez. Dis-moi qu’on monte assez haut pour y voir assez… Et qu’on ne se mouche plus avant de dire bonjour à la dame…

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    • Ce que la poésie réclame n’est pas descriptible, on peut cependant le résumer en tout bien que ça n’intéresse personne comme ce qui peut avoir de l’importance. En nous parlant des yeux nous nous disons à voir de plus haut, c’est grandiose et sans vertige…

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      • Dans le numéro de Traversées consacré à Deguy et que j’ai reçu ce samedi, au delà des choses très ardues que j’y lis j’ai retenu l’édito de Patrice Bréno qui dit la vie sans poésie impossible et allant à sa perte avec les mots simples dont il a l’habitude…Heureuse que notre travail commun ait été retenu par cet homme-là…

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    • Faire des fautes encourage
      et sauve de la perfection qui interdit toute découverte
      ça me fait tellement de bien que crois-moi je ne rampe pas à toi
      tu me tiens droit debout
      mains tenant je vais pouvoir aller à l’autre de tes coms, Ma…

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