MISÉRICORDE


michael hutter

MISÉRICORDE

 

Il s’écrit des airs de neige. Trop d’eau rentrée

dans un sec qui n’arrive pas à allumer

Là-bas en Sibérie on doit cogner au sapin par absence d’éclairage, vacherie de Noël qui se pointe

Mon oiseau chemise sous le troisième bouton en partant du bas

le cheval lui souffle sur les doigts

remontant un tango reins cambrés

voilà le lit escamotable qui descend

Astor à quai

Les rondins de la cabane s’en lassent du langage de l’homme d’état actuel

la mauvaise bouffe réclame du Platon pour un banquet de fesses-noz, les binious sont prêts , les nymphes célèbrent les Eaux-Neuves nues dans leur longue robe blanche, leur petit-arrosoir tintinnabulant clair et joyeusement festif, partant à l’avent du nettoyage de chérubins

Astor à la main

le Barrio fume

le parquet chauffe 

 

Niala-Loisobleu – 15/11/19

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