L’EPOQUE 2019/63: LES EAUX-NEUVES 4


L’EPOQUE 2019/63: LES EAUX-NEUVES 4

 

Voici « LES EAUX NEUVES IV » le soixante-troisième de cette nouvelle Epoque 2019 avec  BARBARA AUZOU.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires et vos likes.

les eaux neuves 4

L’EPOQUE 2019/63
« LES EAUX-NEUVES 4 »
NIALA
Acrylique s/toile 53×38

 

Tu baguenaudes dans les greniers de l’enfance

 

Où tes ombres se dénouent sur des citadelles

 

Endormies. Et moi je suis cet arbre creusé

 

Par chaque mot de ta bouche torrentielle

 

Qui recompose l’écheveau des chimères

 

A genoux dans l’eau chaude de leur lit.

 

Bateau-berceau  sur le sentier marin de la lutte

 

Je te goutte de sel et de terre réunie

 

Comme on lève les eaux neuves d’une naissance

 

Au râle roux et ému d’une flûte providentielle

 

Comme un galop serré sur la haute-mer.

 

 

Barbara Auzou.

MENSTRUES


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MENSTRUES

 

Les rafales vont et viennent l’arbre pense au roseau

et de l’au-delà des apparences le cristal reste transparent

Non des eaux glauques

ton ventre ravine l’eau primordiale aux remous des seins

hautes herbes cramponnées au dernier feulement tigre d’un matin fauve ramenant les Eaux-Neuves aux appontements cannibales du sens humain

J’abreuverai la terre de toi

Rouge offrande où l’amour survivra sans sacrifice

 

Niala-Loisobleu – 3 Novembre 2019

DANS LE TEMPS DU SOLEIL


DANS LE TEMPS DU SOLEIL

Cela
ouvert dans la lumière
arrivé à celui
cet enfant débarqué dans le temps du soleil
et qui prononce moi
et qui déjà se sait
seul
possible de cela

cours au long du désert la tartine à la main
narine emplie de vent
mal au ventre
musique

seul moi
seul ici et seul temps
où rien n’est là en vrai que par ce moi d’où sortent
deux mains presque deux bras
deux pieds presque deux jambes
et seul
à qui cela arrive

cours au long du désert la tartine à la main
narine emplie de vent
tête ventre
de bruits

ce sac
de déjà plein d’un mal
et qu’aucun autre n’a
et qu’aucun autre n’est
rien n’est moi comme moi irremplaçable enfant
et tout
qui n’est plus là s’il part

cours au long du désert la tartine à la main
narine emplie de vent
mal au ventre
musique

Extrait de:

Sur rien mes lèvres

Jacques Richard

Le tilleul pour amarrage, la huppe cendrée pour voisine et les vignes en résidence, je ne fait pas de racole au badaud, juste une conversation avec la vie et l’amour avec Ma, Muse
complice entre un tapis, deux poings et deux seins dans l’encrier.
Niala-Loisobleu – 3 Novembre 2019
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NOTRE SI GRANDE FENÊTRE


NOTRE SI GRANDE FENÊTRE

 

Debout

assis

couchés du premier âge au dernier

face l’ouverture qu’elle demeure

ban de classe impitoyable

l’immensité humaine

est là

s’étend

un bateau pour symbole

la Femme pour le mettre à flots

et Nous artistes-peintres pour en atteindre les tenants et les aboutissants avec l’aide et le soutien du poète

en sachant pourquoi

La mer et la marée des seins

le panorama des hanches

la plaine des reins

la blessure du ventre

saignent de vouloir vivre en seul et éternel mouvement.

Niala-Loisobleu – 3 Novembre 20119

DECHAINEMENT D’ELEMENTS


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DECHAINEMENT D’ELEMENTS

 

La tempête est capable d’amener de plus grands débordements chez l’homme que ceux en rapport avec la réalité. Le phénomène de panique devient alors plus dangereux que la violence de la nature.

Reclus hier soir mon corps s’est trouvé mieux accompagné par la démence océanique que dans les mises en garde à côté du problème

Il a évacué ses contractions en s’enfonçant dans un sommeil juste. Cherchant le fil de la vague et non en la coupant de face.

Voir sa vie lui échapper, l’homme dans sa prétention naine la précipite plus violemment vers l’abîme qu’il ne l’en écarte.

J’ai trouvé plus d’espoir véritable dans l’abandon général que dans l’assurance d’un système de désinformation. En fait physiquement j’ai fait l’impossible sans me demander où j’aurai mal, parce que la douleur d’un muscle n’a aucun rapport avec la douleur de l’âme.

Les éléments ne sont que la réaction de la nature quand il ne reste plus rien à pouvoir dire à l’homme qui se croit au-dessus de tout et ne veut qu’entendre sa version.

Je vais remettre l’Atelier en construction.

 

Niala-Loisobleu – 03/11/19

 

Si tu traverses les forêts de mon visage

Et les ronds-points de ma poitrine après minuit

Si tu es pris d’un grand courage

Et t’égares dans mes pays

Au bercement des oies sauvages

N’espère plus trouver ce qui t’avait conquis

 

Tout ceux que j’abritais tendrement sous mes lèvres

Et qui me répondaient lorsque j’avais trop faim

Les boisseaux de soleil qui coulaient de mes mains

Les vents alcoolisés qui me donnaient la fièvre

 

Tous les arbres venus s’appuyer à mon cou

Et les rouges cerviers du soir dans mes genoux

L’odeur de mes vingt ans emportés par les lièvres

Tout cela n’était rien puisque je vis encore

 

Il fallait me jeter sur le plancher du bord

Dépouillé de mes biens terrestres de mes armes

Peut-être aurais-je pu répondre de mes larmes

 

J’ai trop couru le monde à la suite des mers

Et lorsque je reviens m’accouder à la table

C’est pour trouver la même vague au fond du verre

 

Paroles & Musique:   René-Guy Cadou – Martine Caplanne