L’EPOQUE 2019/56 – « LES VILLAGES BLANCS 6 »


L’EPOQUE 2019/56 – « LES VILLAGES BLANCS 6 »

 

Voici « LES VILLAGES BLANCS VI » le cinquante-sixième de cette nouvelle Epoque 2019 avec BARBARA AUZOU.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires et vos likes.

photo 56

 

L’EPOQUE 2019/56

« Les Villages Blancs »
Niala
Acrylique s/toile 60×60

 

 

 

Il aura fallu un cri

Et un paysage

Pour que bivouaque l’imaginaire roulant avec lui

L’événement puis le cadran solaire de nos partages

Vers des villages nus où les rêves se conquièrent

Au seul outil des mains.

Nous serions les locataires dignes

C’est certain d’un peu d’éternel

Puisque le vent ramenait les visages

De l’eau vers la montée acquise

Du plaisir et des serments sincères de la violette.

Vient un temps où il n’est plus nécessaire

De mériter le grain qui éclate sous la poussée de nos noms

Et l’on presse le pied de la pente vers la seule vigne

Qui sait contenir et la maison et l’ablette fidèle

De nos voyages.

 

Barbara Auzou

LE DERNIER METRO


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LE DERNIER METRO

Il avait un oeil à gare

quand je le vis

dans son grand manteau ouvert

là sur le quai

à la station

Notre-Dame-de-Nazareth

chantant son paradis blanc

ou s’qu’un serpent se tapait l’aqueux avec entrain

Exhibition, me dis-je, ça peut pas être autre chose

Adam de comprendre, me dit le Chef de Gare, pas la peine de chercher la fève

on est tous cocus dans c’te frangipane

L’Eve le camp ya pu d’beurre

Niala-Loisobleu – 05/10/19

QUE MON COR ME GARDE


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QUE MON COR ME GARDE

Le bord ourlé d’herbes folles

la tête en chavire

D’un trait sortir à main levée de la règle

on tue l’enfant pour moins en exigeant plus d’inter dit

fleurs du taire des cuisses muselées réduites en corps au pendu de la ficelle

navrante histoire de culte d’ne artificielle intelligence

Quand du morceau de sureau fermé d’un papier de soi à chaque bout, sortit le bruit d’ô du petit-moulin, un castor d’âge respectable tapa les trois coups autrement qu’un gendarme du code de conduite hypocrite

Je montre encore mon cul à tous les pas sans.

Niala-Loisobleu – 05/10/19

GRANDS FONDS 6


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GRANDS FONDS 6

Peindre au résultat des pleines mains toutes entières vers

Donnant au dépassé du poignet

l’ongle planté à la racine du poil que le pinceau animale

même bique à l’écrit ovin

Fouille au profond derrière la fougère

soulève la pierre

pioche le terrier

insinue la mousse

piétine le ru

ricoche le gué entre les deux rives

Peindre à dire c’est faire l’ouvrage qui tiendrait en mains le sentiment rougi-vif par le ressenti

Eaux-Neuves

un estuaire qui noce avec la mer

Il tient le coquillage par le talon le reflet du couteau

et bourre à pâte la toile ouverte

J’ai

une remontée oesophage à l’oeil de larynx jouant notre chanson sur tes cordes vocales…

Niala-Loisobleu – 05/10/19

Jacques Bertin – Rappelle-toi le temps qu’il fait …


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Jacques Bertin – Rappelle-toi le temps qu’il fait …

Rappelle-toi le temps qu’il fait dans ta jeunesse
Rappelle-toi l’odeur de la maison
Mon fils était le plus beau, où est-il ?
Rappelle-toi le temps qu’il fait dans ta jeunesse
Dans ta jeunesse tu es belle, les hommes te regardent
Tu vas à l’usine, tu cours, tu n’as pas le temps
Oh, je voulais partir vers des îles
Avec des amoureux qui me couvraient de fleurs
Voici le port ce soir, voici l’île, voici la rade, le silence, voici l’exil
Vieille femme déchue du règne des vivants, écarte-toi
Oublie tout, oublie ta jeunesse, oublie le travail et la peine
Va coucher hors la ville dans les ordures
Ai-je trop travaillé comme le bœuf attelé et sans jamais tourner la tête
Animal condamné qui attend immobile dans les stalles
Bête passive abandonnée des maîtres après usage
Chanson sortie du répertoire
Prostituée poussée dans le ruisseau après la fête

Jacques Bertin