PAS ENCORE LA GARE


 

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PAS ENCORE LA GARE

 

Une rose, tête lourde, penche au bout de l’allée, des noisettes dans un mouvement frileux se sont regroupées sur le sol, vas savoir pourquoi à ce moment précis je pense au furtif passage de l’écureuil ? Sans doute un manque à l’intérieur annonce-t-il l’automne, ses brouillards aux matins lents à voir clair. Le degré d’humidité tient l’herbe avec un voile dans la voix, il va falloir mettre une écharpe sur le moignon des agapanthes. Contre le mur de la cabane, le râteau ne se défait pas des feuilles, des fois dans la rousse lueur du soleil je me laisse bercer par une envie d’autre chose. Pas vu de signal de fumée monter sur la colline, le cheval est paisible et au repos, il doit courir en dehors d’une ruse indienne. Le chien mâche un bout de l’élastique de la culotte pour sauter que j’avais découpé pour faire un collage. Plus ça va moins il lui reste de tomates.

Tu sors à quelle heure ?

 

Niala-Loisobleu –  30 Octobre 2019

 

GOUTTE A GOUTTE


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GOUTTE A GOUTTE

Là sur l’extrême

d’où sortent les mots pas de mode

sans savoir jouer sentir le pincé des cordes s’exprimer

La fontaine abreuve l’eau courante d’un exercice de haute-école

et à piste les chevaux caracolent sur le jour qui passe entre les pas de la danseuse

Au moment où la craie crisse en grand écart la majuscule déroule au tableau le fond de sa pensée

le sein durcit

pendant que la poplité sort de sous la couverture

les moineaux accourent à la becquée.

Niala-Loisobleu – 30/09/19