PORTEUR D’EAU


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PORTEUR D’EAU

 

Fragile comme un serpent de verre inoffensif, cette minute qui hésite à se reconnaître bloque l’heur pour un tant limité

Je vais à l’enfant demander l’aide à puiser au caniveau

Par les carreaux du tablier arrive la mer et son sel lointains

De ton arbre au mien l’oiseau cabote l’amour de pore en pore

Le bateau de papier en quadrille les spirales

Niala-Loisobleu – 22/09/19

 

2 réflexions sur “PORTEUR D’EAU

    • BAUDELAIRE MÉCONTENTE NIETZSCHE

      C’est
      Baudelaire qui postdate et voit juste de sa barque de souffrance, lorsqu’il nous désigne tels que nous sommes.
      Nietzsche, perpétuellement séismal, cadastre tout notre territoire agonistique.
      Mes deux porteurs d’eau.

      Obligation, sans reprendre souffle, de raréfier, de hiérarchiser êtres et choses empiétant sur nous.
      Comprenne qui pourra.
      Le pollen n’échauffant plus un avenir multiple s’écrase contre la paroi rocheuse.

      Que nous défiions l’ordre ou le chaos, nous obéissons à des lois que nous n’avons pas intellectuellement instituées.
      Nous nous en approchons à pas de géant mutilé.

      De quoi souffron s-nous le plus?
      De souci.
      Nous naissons dans le même torrent, mais nous y roulons difîérement, parmi les pierres affolées.
      Souci?
      Instinct garder.

      Fils de rien et promis à rien, nous n’aurions que quelques gestes à faire et quelques mots à donner.
      Refus.
      Interdisons notre hargneuse porte aux mygales jactantes, aux usuriers du désert.
      L’œuvre non vulgarisable, en volet brisé, n’inspire pas d’application, seulement le sentiment de son renouveau.

      Ce que nous entendons durant le sommeil, ce sont bien les battements de notre coeur, non les éclairs de notre âme sans emploi.

      Mourir, c’est passer à travers le chas de l’aiguille après de multiples feuillaisons.
      Il faut aller à travers la mort pour émerger devant la vie, dans l’état de modestie souveraine.

      Qui appelle encore?
      Mais la réponse n’est point donnée.
      Qui appelle encore pour un gaspillage sans frein?
      Le trésor entrouvert des nuages qui escortèrent notre vie.

      René Char

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