L’EPOQUE 2019/48 « LES TERRIERS II »


Voici « LES TERRIERS II » le quarante-huitième de cette nouvelle Epoque 2019 avec BARBARA AUZOU.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires et vos like.

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L’EPOQUE 2019/48

« Les Terriers 2 »
Niala
Acrylique s/toile 65×54

 

Vient le temps des mains

Et le besoin de ces heures égales

Aux oiseaux inespérés

Sur la place fine de nos âmes

Sur la place forte de nos terriers

Où tu marches belle le pas habité

Par l’usage bleu et frontal

D’un rêve réalisé Le chat

A versé au fossé les drames

Et le roucoulement incessant des ramiers

Il monte avec toi haut dans l’été

La griffe sur l’alphabet de tes yeux

J’ai de quoi nourrir la faim et les soirs

D’un homme heureux éventré de sommeils légers

Et parfois dans l’arbre à la place du chat

Je t’observe dans le noir ordonner la paix des blés

sur le ventre frisé un peu de ta terre arable

 

 

 

Barbara Auzou.

HISTOIRE DE PASSAGE


Paul+Delvaux+-+The+Sleeping+Venus+

HISTOIRE DE PASSAGE

 

Je regarde ces derniers jours d’été avec toi. Le soleil réunit les vérités lumineuses comme un ex-voto pour dégourdir des troubles qu’un dérèglement climatique a favorisé. Le teint derrière tes grosses lunettes est si tendre que le dessin de tes lèvres écluse comme un air de Barbara. Les rues autour de Montparnasse retiennent des tons de sang dans leurs artères. Cécile est prête à acquérir son divan. Ce soir Éric et moi nous irons à St-Germain-des-Prés lui trouver des clients. On remontera rue Delambre par l’Observatoire, la nuit est claire. Dans les virages de Majorque j’ai pensé qu’une femme à venir naîtrait quelque part. Alors je prends le train avec Delvaut en laissant le squelette en consigne.

Niala-Loisobleu – 11/09/19

 

MERCREDI CEINT


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MERCREDI CEINT

Cette peur feinte des hautes herbes quand du taillis les pigeons de ta poitrine ont éclaté  les boutons de ton corsage à fleurs

je m’en souviens

D’un autre âge, nous n’étions qu’enfants jouant au père à la mère, les billes riant à pleines dents sur le  lit du ciel de la marelle

Les repasseuses avaient déjà la chaleur aux reins en se racontant la dernière nuit avec le rémouleur

Et tranquille au bord du trottoir le cheval du bougnat attendait pour aller livrer quelques bûchettes et un sac de boulets chez la mère Angèle

En passant par la Butte je te montrerai l’abri douillet de la vigne, à cette heure-ci les pampres sont gorgés, prêts à être vendangés

Au soufflet de l’accordéon matinal, j’aspire les mouvements de ton ventre quand tu pousses à denser un Mercredi buissonnier

Niala-Loisobleu – 11 Septembre 2019