OBLIVION


32

OBLIVION

Aux paroles des derniers pas, la glisse en corps, j’enfouis ma voix contre le caillou de ma poche ouverte sur l’horizon

le vélo seul sur la piste invite le cheval pour une reconstitution d’un Vel d’Hiv bannissant la rafle

et la boule se perd dans un noir où s’écrasent les mégots en ronds de fumée

Reste cette odeur de transpiration du dernier tango accrochée aux lames du parquet

La voix de poche converse entre deux danses  sans rien noter au carnet de bal, ton oreille s’est invitée pour se rassurer

Non tu n’as rien de l’oubliée

Le bandonéon te rejoint se coucher, il y a le mouvement du lit que fait la mer en caressant le quai pour garder la conversation ouverte

la mer lâche ses îles comme les bulles de savon destinées à canonner l’apparat du lucre

On voit la maison au creux de l’Arbre à Soie tenir son herbe au matelas de sable

L’ombre s’oublie.

Niala-Loisobleu – 06/09/19

 

 

ENTRE LEURS DRAPS BLANCS 3


6nja1oaoew-0

ENTRE LEURS DRAPS BLANCS 3

 

L’oeil en décalage avec l’environnement je vais dedans en laissant voir mon en dehors, la douce torpeur qui me ceint les riens joue piano piano

être un gland apporte des sensations tendres

je regarde l’écureuil sans chercher à lui prendre sa pitance

oui il a tout son temps

la flamme rousse qu’il déplace éveille

Soulevant la brume j’ai trouvé ton soleil enveloppant q m’apercevant que tes seins m’étreignaient pour me protéger du froid matinal

j’ai pas retenu le retour au demi-sommeil

faut dire que t’avais les jambes qui dépassaient pour m’empêcher de sombrer

on a marché jusqu’au marchand de gaz pour prendre une bouteille et comme il n’y avait qu’à traverser la rue on a rentré à la pharmacie. Me voilà équipé pour le mois

Ne gardant que les matins bleus de ta présence j’ai dit quel bon jour….

 

Niala-Loisobleu – 06/09/19