ENTRE VRAI ET FAUX


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ENTRE VRAI ET FAUX

 

Courant l’escalier aux rampes des chemins de nulle part et la plume en épi, on passe par des tunnels au moment où la voie longeait la plage. Je descends au marche-pied calé dans ton entrejambes à la racine pileuse pour ne plus déraper du lit quand il faut rejoindre la norme habitable

le feu qui traverse nos forêts est isocèle

le fil de ta langue en brode des tapisseries

épopée frénétique d’une colchique de pré

tes monts où mes mers veillent s’écument d’eux-mêmes du poireau

Alors arrive le gué qui traverse à coups de ricochets

branchés sur l’écho d’un seul cri

je rêve de chairs joufflues à l’odeur particulière de bébé qui salive en faisant tourner la toupie de ses yeux

Areu areu sur le nombril de l’intemporel qu’on noue pour la mémoire

Ce train à la voie de ténor n’a pas le sexe plus démesuré qu’un autre, écoutons-le comme il est et non comme une légende fabriquée de toute pièce par des marchands de plaisir, je garde notre petite voix pour le râle en commun à l’abri des chapiteaux ambulants.

Niala-Loisobleu – 02/09/19

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