A L’ENCRE


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A L’ENCRE

Traversé par l’image rapprochée

le vent marin joue aux cuisses de la plage écartée

Le poids de la mesure passe au travers des palisses

reste aux oyats de tenter retenir

Quand la table s’est insérée dans le corsage de la vallée

ce  fût pire que derrière le retour de pêche

les mouettes en cortège

tenaient la traîne

comme un cerf-volant que des enfants en monôme tenaient en criant

Vive la mariée  !

Niala-Loisobleu – 29 Juillet 2019

L’EPOQUE 2019/35 – « Le Miroir Avance »


Voici « Le Miroir Avance » le trente-cinquième de cette nouvelle Epoque 2019 avec Barbara Auzou.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires et vos like.

 

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L’ÉPOQUE 2019/35

« LE MIROIR AVANCE »
NIALA  
Acrylique sur toile 70×70

 

Quand le soir patiente sur le seuil

Couché fidèlement comme un grand chien

Et que le pouls de la nuit s’effeuille

Dans la couleur extrême du cheveu

Nul ne voit les enfants tremblants

Qui contemplent dans leurs yeux

Précis l’édifice en feu et la permanence du féminin

En toute chose

Ils montent et partagent en secret avec l’espoir délinquant

Chaque rose

Et ils écartent l’obscur du bout de leurs doigts blancs

Blessés blessants touchants touchés soutenant

L’épreuve terrible et douce de la beauté

Ils prodiguent leurs soins à la liane brûlée des hanches

Écument la lave qui emplit les bassins

Et quand vient le matin qui penche sur ses promesses vermeilles

Que le sein dans son miroir avancé

A effectué sa chute superbe hors du temps

Ils allaitent doucement la fauvette de pain blanc

Sous d’insensés silos de soleils

 

Barbara Auzou.

NOTRE BEAU MIROIR AVANCE


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NOTRE BEAU MIROIR AVANCE

il n’y a que le frémissement de l’arbre à soi glissant aux troncs

qui d’ailes luit ?

demande un passant

seuls ses seins danseurs touchent les éclats de la boule du plafond

répond son ventre  percé de mon bec

quel isocèle va et vient dans un seul grand écart

je retiens 2 fois 10

et j’ôte les mains froides

pour la preuve prenez les empreintes

de nos cadavres exquis

enlacés dans cette petite mort

Niala-Loisobleu – 28 Juillet 2019

LA SAGESSE DU FOU


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LA SAGESSE DU FOU

 

L’heure sans histoire, un jour qui se lève, presque du froid, la lumière respecte la paix de mon oeil. Sous le laurier rose le crapaud habite toujours cette partie du jardin. Rassurante référence logée au pied du mur de pierre où demeurent des fossiles de millions d’années. Qu’est-ce -que l’âge de la vie juxtaposé au sien ? Une théorie d’Einstein. La radio remise dans la crédence a les yeux fermés, à ses côtés quelques fruits, abricots et nectarines essayent de mûrir. On les a retiré à leurs mères avant d’être sevrés. Déjà en moi tout s’harmonise. L’haleine colle au suin sans faire fuir. Si je devais dire une couleur, je dirai pastel dans les tons d’une rose ancienne, entre rosée, boîte à musique de gris chauds protecteurs. Sorte de peinture qui ne peut se développer en Cour je suis nuisible pour toute forme de flagornerie. Et surtout bien trop sensible pour me complaire dans l’intrigue mesquine. Travailler la pierre se fait à partir du silence. Doucement, avec fermeté,  qu’elle ingère le défaut bénin et plus grave, pour rendre la seule conclusion à retenir. On nomme cette pratique La Sagesse du Fou. Orgueil de contre-sens paradoxal. Marthe me disait viens que je te taille le créons. On jette la rancune. Le parfum sort. La joie des grandes fragrances de l’écolier de l’amour. Délestage, un oiseau s’envole .

Niala-Loisobleu – 28 Juillet 2019

 

CRI ET TOUT FAIT


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CRI ET TOUT FAIT

 

L’oeil sorti rentre du bout des lèvres et dit

Ecries-moi du goût des doigts

La généalogie de cet ongle monté en haut de l’arbre.

 

Niala-Loisobleu – 26/07/19

ENTRE TIEN EMOI 110


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ENTRE TIEN EMOI 110

 

A l’extinction de ce Jeudi torride, l’orage ne laissait plus de doute. Il serait parmi nous avant l’aurore. Le plomb en fondant attrapait les fusibles du téléphone illimité pour le transposer en pannes de courant saccadées. J’ai vu vu l’enfant revenir, pris par la peur que sa mère entre dans la chambre et lui dise de dormir en éteignant son rêve. Celui qui ne doit pas être approché même par les parents. Qui gronde ainsi, me demandai-je, le ciel lance des éclairs de feu, la voix bleue qui s’en est emparé, je n’entends plus que le vide ? Le prunus le plus proche souleva une de ses branches en disant « C’est pas moi ». Reviens ! Le bond en avant qu’ont fait tes seins dressés comme un animal n’avait d’autre sens que ton entrée dans la voiture. Tu traverses les distances, te voilà, ah oui, entre vite que je te dise. Nous nous mettrons à l’abri l’un dans l’autre. Seulement seuls. Personne d’autre, à table comme dans cette promenade les pieds dans la marée montante. On entre plus à nous séparer même pour manque de respiration. Qui comprendrait ? Pas besoin, le partage se fait à un moment à ne plus franchir. A ce moment là tu as dévoré la clef en rugissant. Dans tes yeux carnassiers j’étais sûr de pas confondre avec l’orage, mais entre grand tigre, roi des animaux et panthère noire j’ai pas pu choisir. On a trouvé que t’appeler Fauvette ça répondait bien à ta félinité.

 

Niala-Loisobleu – 26/07/19

ENTRE TIEN EMOI 109


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ENTRE TIEN EMOI 109

Foulée avalée par le piège des mots répétés la course choisit de ne pas se défenestrer au profit d’un acte simulé. Simple langage dépouillé de rôle titre. Le ton arasé d’emphase et l’émoticone invité au dîner de cons.

Le fauve te va bien, il sied au vieil Henri qui ne tient plus bien sur ses jambes mais découpe dans son papier un ciel plus vaste que le feu de sa première forêt. J’ai parlé de beauté pas plus tard que dans un blog abonné. Ce vocable du silence bafoué par des gesticulations d’humains qu’un prompteur rend robot.

Sous le poids écrasant des nombreuses possibilités que la vie n’offre pas puisque tout se paie d’une manière où d’une autre dans son concept intéressé, tu étages haut hors de l’ozone raboté. Tu terrasses comme un sein Michel et la bête et l’espace de bal con, en faisant un jardin dans l’espace comme fut à mes débuts Sèvres-Babylone l’école d’une distinction innée des choses par la nuance.

Peut-être que l’usage d’internet…mais c’est pas une raison, on doit pas répéter la même erreur comme une musique d’ascenseur qui monte nulle part. Aux seins de cet autre qui te caractérise ce serait pauvre de ne pas reconnaître la différence.

A la fois Frida comme un hurlement de tramway enfonce la poitrine,  au déchirant de Camille qui ne peut s’éteindre à l’enfermé d’asile, où par un Vincent pris par le délire dans le vent sourd d’une indifférence collective, tu résistes aux balles de l’offense que la vie t’a faite, Fédérico dans l’âme, planche courbe d’un Yves que la montagne d’un Philippe passe au col, en tout ceci absolument fauve des pattes et des cornes, la bête qui sait me sortir du labyrinthe.

Que tes mains viennent

Attrape à tenir

pour que soit

l’Epoque à vivre et revivre

Une et indivisible.

 

Niala-Loisobleu – 25 Juillet 2019