LA SAGESSE DU FOU


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LA SAGESSE DU FOU

 

L’heure sans histoire, un jour qui se lève, presque du froid, la lumière respecte la paix de mon oeil. Sous le laurier rose le crapaud habite toujours cette partie du jardin. Rassurante référence logée au pied du mur de pierre où demeurent des fossiles de millions d’années. Qu’est-ce -que l’âge de la vie juxtaposé au sien ? Une théorie d’Einstein. La radio remise dans la crédence a les yeux fermés, à ses côtés quelques fruits, abricots et nectarines essayent de mûrir. On les a retiré à leurs mères avant d’être sevrés. Déjà en moi tout s’harmonise. L’haleine colle au suin sans faire fuir. Si je devais dire une couleur, je dirai pastel dans les tons d’une rose ancienne, entre rosée, boîte à musique de gris chauds protecteurs. Sorte de peinture qui ne peut se développer en Cour je suis nuisible pour toute forme de flagornerie. Et surtout bien trop sensible pour me complaire dans l’intrigue mesquine. Travailler la pierre se fait à partir du silence. Doucement, avec fermeté,  qu’elle ingère le défaut bénin et plus grave, pour rendre la seule conclusion à retenir. On nomme cette pratique La Sagesse du Fou. Orgueil de contre-sens paradoxal. Marthe me disait viens que je te taille le créons. On jette la rancune. Le parfum sort. La joie des grandes fragrances de l’écolier de l’amour. Délestage, un oiseau s’envole .

Niala-Loisobleu – 28 Juillet 2019

 

ENTRE TIEN EMOI 110


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ENTRE TIEN EMOI 110

 

A l’extinction de ce Jeudi torride, l’orage ne laissait plus de doute. Il serait parmi nous avant l’aurore. Le plomb en fondant attrapait les fusibles du téléphone illimité pour le transposer en pannes de courant saccadées. J’ai vu vu l’enfant revenir, pris par la peur que sa mère entre dans la chambre et lui dise de dormir en éteignant son rêve. Celui qui ne doit pas être approché même par les parents. Qui gronde ainsi, me demandai-je, le ciel lance des éclairs de feu, la voix bleue qui s’en est emparé, je n’entends plus que le vide ? Le prunus le plus proche souleva une de ses branches en disant « C’est pas moi ». Reviens ! Le bond en avant qu’ont fait tes seins dressés comme un animal n’avait d’autre sens que ton entrée dans la voiture. Tu traverses les distances, te voilà, ah oui, entre vite que je te dise. Nous nous mettrons à l’abri l’un dans l’autre. Seulement seuls. Personne d’autre, à table comme dans cette promenade les pieds dans la marée montante. On entre plus à nous séparer même pour manque de respiration. Qui comprendrait ? Pas besoin, le partage se fait à un moment à ne plus franchir. A ce moment là tu as dévoré la clef en rugissant. Dans tes yeux carnassiers j’étais sûr de pas confondre avec l’orage, mais entre grand tigre, roi des animaux et panthère noire j’ai pas pu choisir. On a trouvé que t’appeler Fauvette ça répondait bien à ta félinité.

 

Niala-Loisobleu – 26/07/19

ENTRE TIEN EMOI 109


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ENTRE TIEN EMOI 109

Foulée avalée par le piège des mots répétés la course choisit de ne pas se défenestrer au profit d’un acte simulé. Simple langage dépouillé de rôle titre. Le ton arasé d’emphase et l’émoticone invité au dîner de cons.

Le fauve te va bien, il sied au vieil Henri qui ne tient plus bien sur ses jambes mais découpe dans son papier un ciel plus vaste que le feu de sa première forêt. J’ai parlé de beauté pas plus tard que dans un blog abonné. Ce vocable du silence bafoué par des gesticulations d’humains qu’un prompteur rend robot.

Sous le poids écrasant des nombreuses possibilités que la vie n’offre pas puisque tout se paie d’une manière où d’une autre dans son concept intéressé, tu étages haut hors de l’ozone raboté. Tu terrasses comme un sein Michel et la bête et l’espace de bal con, en faisant un jardin dans l’espace comme fut à mes débuts Sèvres-Babylone l’école d’une distinction innée des choses par la nuance.

Peut-être que l’usage d’internet…mais c’est pas une raison, on doit pas répéter la même erreur comme une musique d’ascenseur qui monte nulle part. Aux seins de cet autre qui te caractérise ce serait pauvre de ne pas reconnaître la différence.

A la fois Frida comme un hurlement de tramway enfonce la poitrine,  au déchirant de Camille qui ne peut s’éteindre à l’enfermé d’asile, où par un Vincent pris par le délire dans le vent sourd d’une indifférence collective, tu résistes aux balles de l’offense que la vie t’a faite, Fédérico dans l’âme, planche courbe d’un Yves que la montagne d’un Philippe passe au col, en tout ceci absolument fauve des pattes et des cornes, la bête qui sait me sortir du labyrinthe.

Que tes mains viennent

Attrape à tenir

pour que soit

l’Epoque à vivre et revivre

Une et indivisible.

 

Niala-Loisobleu – 25 Juillet 2019

SORTIE DU FOUR


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SORTIE DU FOUR

 

L’odeur de l’eau reste la scène qui transporte les plus rares pouvoirs. La lumière est telle que les cadenas de certain  pont sont à mes yeux ces noyés du cheveu dans la soupe. Aux bains sauvages même les serpents qui s’enroulent dans les jambes ne m’ont jamais mordu. A côté de l’huile d’un bateau de plaisance, l’ombre d’un saule qui trempe ses cheveux n’a pas le visage de Narcisse. Au tant des écrevisses le saut d’une grenouille au nénuphar Claude dans sa Monnet. C’est gratuit, d’un cher qui n’est qu’émotion. Le petit moulin de l’enfant, reste à l’endroit clair, sa transparence jointe comme deux corps en un seul. Canoë et bords de Marne, la Seine au Pont-Royal les seins dans les Tuileries. Un remorqueur tire le fleuve à la mer, Rouen action, Hâvre Normandie.

Niala-Loisobleu – 25/07/19

LES POILS


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LES POILS

 

Sudation

le passage respirable

d’un chemin rendu impraticable

L’aisselle naturelle est d’une véritable esthétique organique et non le prétendu d’un genre qui par ailleurs prétend à l’équité

Ce qui pue est du détournement imposteur qui participe à la mort de la nature

 

Niala-Loisobleu – 25/07/19

 

LA MOUSSE

 

Les patrouilles de la végétation s’arrêtèrent jadis sur la stupéfaction des rocs. Mille bâtonnets du velours de soie s’assirent alors en tailleur.

Dès lors, depuis l’apparente crispation de la mousse à même le roc avec ses licteurs, tout au monde pris dans un embarras inextricable et bouclé là-dessous, s’affole,
trépigne, étouffe.

Bien plus, les poils ont poussé; avec le temps tout s’est encore assombri.

O préoccupations à poils de plus en plus longs! Les profonds tapis, en prière lorsqu’on s’assoit dessus, se relèvent aujourd’hui avec des aspirations confuses. Ainsi ont
lieu non seulement des étouffements mais des noyades.

Or, scalper tout simplement du vieux roc austère et solide ces terrains de tissu-éponge, ces paillassons humides, à saturation devient possible.

Francis Ponge

 

ETALON


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ETALON

 

Encore assez de grains de polissage

Le feu de la pierre ne doit pas s’éteindre

Ne déchaussons pas l’air portable du grand vaisseau

Ma bouche à ton arbre écorce la blessure et ton sein lance le pouls de ma faim

Tu es vie comme cette première fois  sortie du fracas

Alors de ce gigantisme vînt l’homme minuscule

Montrons lui sa taille au miroir de son désamour.

 

Niala-Loisobleu – 24 Juillet 2019

 

 

 

 

SUPER MARCHE


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SUPER MARCHE

Mandolines à l’affût du malheur souhaité les joueurs aux mains de lèpre rôdent dans les traînées salines laissées par des yeux fatigués

Les vautours précèdent les changements d’accord comme une mite friande d’haleine sans penser au stérile du oui-ouisme qui appauvrit contrairement à ce qu’apporte le dièse en renfort

C’est vrai qu’à force d’éroder la montagne on ne fait plus de comparaison avec le plat-pays de l’habitude et l’altitude du sentiment

Puis il y a  une telle propension à mentir que les loups viennent au coeur des villes faire leur grosse commission

Chiens galeux en caravane la carie de vos chicots à la nicotine me fait penser à la jeunette qui se goure en croyant qu’un tatouage garde éternellement la peau tendue. Une roue sans essieu fait pas plus fortune aujourd’hui qu’hier dans la cosmogonie de l’univers. Les boudhas à usage illimité qui font florès dans la rue du commerce sont comme les amis d’internet des pseudonymes du langage partagé. Il y a une culture indispensable en tout.

Niala-Loisobleu – 24 Juillet 2019

 

SUR PRISE PARTIE


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SUR PRISE PARTIE

 

Quand je fis sortir la tête d’écailles à yeux jaune-vert du siphon des épouvantails à chasser l’oiseau, la transparence me rendit l’arrondi de ses formes, leur aqueux piano-à-quatre mains, la percussion de son assise grand tambour val qui rit, le twoo Gilles d’une fête de ch’tis  au ça beau des seins, les épaules archipel des aisselles, sable blanc, brun coquillage et minerve de ses cuisses dans le saut de la rivière, que me dressant du séant je mis le sous-marin en surface périscope intouché pour faire échange avec un bateau de papier  ayant son identité à la barre et son pas Villon en ballade pour tout gibet de peau t’anse. Les mômes du Mickey coururent hisser le drapeau vers, laissant les baînes à l’usage des pisse-vinaigre.

Niala-Loisobleu – 24 Juillet 2019

 

 

FIGURATIF


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FIGURATIF

Peindre pour rien c’est du paysage pour aveugles

La peinture en auto-portrait roule sur la ligne jaune du marginal

Qui pourrait y voir

L’atelier est un four au sens premier des pièces à bide du théâtre quotidien

Si j’aurais fait chanteur j’aurais pu être été Maître.

Niala-Loisobleu – 23 Juillet 2019