LA SAGESSE DU FOU


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LA SAGESSE DU FOU

 

L’heure sans histoire, un jour qui se lève, presque du froid, la lumière respecte la paix de mon oeil. Sous le laurier rose le crapaud habite toujours cette partie du jardin. Rassurante référence logée au pied du mur de pierre où demeurent des fossiles de millions d’années. Qu’est-ce -que l’âge de la vie juxtaposé au sien ? Une théorie d’Einstein. La radio remise dans la crédence a les yeux fermés, à ses côtés quelques fruits, abricots et nectarines essayent de mûrir. On les a retiré à leurs mères avant d’être sevrés. Déjà en moi tout s’harmonise. L’haleine colle au suin sans faire fuir. Si je devais dire une couleur, je dirai pastel dans les tons d’une rose ancienne, entre rosée, boîte à musique de gris chauds protecteurs. Sorte de peinture qui ne peut se développer en Cour je suis nuisible pour toute forme de flagornerie. Et surtout bien trop sensible pour me complaire dans l’intrigue mesquine. Travailler la pierre se fait à partir du silence. Doucement, avec fermeté,  qu’elle ingère le défaut bénin et plus grave, pour rendre la seule conclusion à retenir. On nomme cette pratique La Sagesse du Fou. Orgueil de contre-sens paradoxal. Marthe me disait viens que je te taille le créons. On jette la rancune. Le parfum sort. La joie des grandes fragrances de l’écolier de l’amour. Délestage, un oiseau s’envole .

Niala-Loisobleu – 28 Juillet 2019

 

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