DANS LA BRAISE DES YEUX


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DANS LA BRAISE DES YEUX

 

A l’ultime flamme les jambes ratèrent le pas par la voie des yeux, disparue. Pourtant au plus profond des cavités l’image n’a voulu jaunir, ce bleu jamais connu demeure au milieu de ses clefs, gardienne sûre. J’ai entendu la sirène comme un dernier salut, au pied de la toile éteinte venir remplir son office. J’ai du ramper comme le blessé mortellement atteint qu’une énergie plus rebelle pousse en corps à croire. Tirer le nerf au levier, un fil à plomb surgit comme le premier commandement du choix de vivre. Qu’est-ce que ton âge viendrait ajouter à ce four, gamin, tu as plus le caillou dans la sacoche du mollet ? Il n’y a pas de mal à ce que la chaîne saute dans une pareille conjonction d’embûches climatiques. Tu ne mourras pas de canicule mais de sécheresse venue de cet amour que tu barrerais de son courant. Ne taris pas le seul rêve qui t’ai voyagé au-dessus des territoires dévastés, vis-le comme l’unique ensemble de ta ruche. Sous l’herbe brûlée la source est trop profonde pour tarir.

Niala-Loisobleu – 11 Juillet 2019

 

FLEUR DE FLEUR


Norge

 

FLEUR DE FLEUR

Amour, tu pèses ton poids
De fer. de feux et de plumes.
Oiseau forgé qui flamboie
Rouge et criant sur l’enclume.

Pourquoi du fer est-il fleur.
Chevaux, ruisseaux et demeures ?
Je vis de ce fer, j’en meurs.
Est-ce miel, fiel, rose et beurre ?

Mon petit beurre de rose.
Mon sapide miel de fiel,
Floréal parmi ventôse,
Réel, pluriel, irréel.

Ah, de toutes les couleurs.
Immense et de vide immense,
Douleur, délice et douleur.
Ah mon petit fer de lance ;

Ah. ma toute fleur de vigne,
Rien n’est au monde que nous.
Mon petit jeune de cygne
Avec tes jeunes genoux.

Non, tu n’es pas assez nue
Lorsque tu es toute nue.
Mienne connue inconnue,
O mes folles avenues.

Les
Alpes, l’azur, c’est nous.
Mais c’est nous les
Pyrénées.
Les chants, les vents, les années.
C’est nous et nous, mon joujou !

C’est nous les plus nus au monde
Et c’est nous les plus cachés,
O ma vipère profonde.
Mon jardinet, mon duché.

Quelle beauté : tu respires !
Laissons le fagot des mots.
Rien dans les mots ne désire
Assez pour nous, mon moineau.

Nous n’y sommes plus, royaumes.
Vertus, meutes, sacrements.
Adieu.
Nos regards fantômes
N’ont pas existé vraiment.

Perdus, les morts et les mers
Et toutes vignes, perdues !
Je n’ai pour suc et pour chair
Que toi, ma pêche mordue.

Liqueur de cœur, orgue et chœur,
Déserte, chaude et dorée,
Fleur de tout, fleur de marée.
Fleur de fleur, c’est fleur de cœur.

 

Géo Norge