QUAND VOLENT LES MAISONS


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QUAND VOLENT LES MAISONS

Au bas de la colline de tes seins, abattu par trop de chaleur, je dormais en l’absence de nuit de sommeil, les deux (le savoir et le faire) dans les cordes d’un ring implacable. Seule ma pensée fugitive refusait de rester au pied. Il faut que tu montes, me disait-elle, elle aussi est dans cette léthargie caniculaire et demande à boire. Vas, cours elle ne s’appelle pas Roland, ne la laisse pas au fond du col, d’un cygne de bouche montre-toi. Un couple apparut au seuil de la place et déjà dans les fleurs on en devinait d’autres debout sur un appui de fenêtre d’un petit village, le toit émoi en vol. La pierre tremblante. Et d’arbres portant, nous nous enlaçâmes les seins, le dos, le cou, la tête, le ventre , les fesses, les cuisses, le torse, les genoux, les poplités réunies comme une fête des moissons.

Niala-Loisobleu – 09/07/19

 

 

PEINTURE  EN CALE


 

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PEINTURE  EN CALE

Une matière molle a atteint les limites de ce qui donne signe de vie

le ciel coule d’un laid qui déborde

La cabane éventrée démonte l’halte providentielle du lieu d’asile

s’ils s’en prennent aux marguerites il pourrait y avoir à la place un élevage de couronnes mortuaires en serre, l’entrain et les meuhs n’ayant plus droit de cité..

Je m’inquiète pour mes petites maisons posées à même les arbres, les oiseaux disparaissent. Les faucheurs recrutés par la camarde sont pas du genre flamants roses et Vincent lève les derniers ponts avant Les Saintes. Me reste le cri de ses iris traversant les barreaux. Je m’en tournesol, le réveil ayant laissé le temps aux araignées pour tisser quelque espoir.

Niala-Loisobleu – 09/07/19