L’EPOQUE 2019/31 – « LA CLAVICULE DE SALOMON »


Voici « LA CLAVICULE DE SALOMON » le trente-et unième de cette nouvelle Epoque 2019 avec Barbara Auzou.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires.

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L’EPOQUE 32 /  LA CLAVICULE DE SALOMON
Acrylique s/toile 46×38

Entre tes lèvres et les miennes

il y avait des villes de bois fouettées d’intempéries

et les arcanes anciennes de primitives cosmogonies

Il est vrai que tu avais aussi

des seins à raconter les nuances du monde

et à redresser tous les sables altérés de nos erreurs

autour des vents et des années

et il me fut facile de devenir le maître de cérémonie

de leur magie évocatoire et de leur ronde tribale

J’ai mâché ta chair vertement résolu à mettre mon âme à l’abri

vertement résolu à inscrire mon histoire au ciel primaire d’un vivre nu

J’ai fêté le retour du symbole à ton épaule tendue comme une clef

et j’ai conçu cette idée un peu folle de peindre à tout jamais

la pureté solaire de ta nuit animale

 

 

 

Barbara Auzou

22 réflexions sur “L’EPOQUE 2019/31 – « LA CLAVICULE DE SALOMON »

  1. le mal de do d’un temps qui peine, attriste à voir. Dans le brouillard de ce jour, te voir est bon signe. Signe que dans l’ô qui glisse est une fraîcheur pour s’en sortir, j’ai en vie de plonger, Ma, bon jour….

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  2. Dans la proximité de la mer qui m’entoure, je t’entends, les yeux tournés dans cette odeur champêtre qu’un papillon déleste. De la main toute entière j’arrive à comprendre la forme du fruit. C’est un envol, l’herbe dresse les bras, Ma !!!

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  3. Un bel échange en valeur absolue, que le temps peaufine en oeuvre d’art ….

    « ————-Les corps
    miroirs dansant de nos rêves
    ne se parleraient pas
    s’il n’y avait le flagrant délit du regard
    un regard qui touche la peau
    et donne un peu de tendresse

    l’écume du songe sur tes yeux

    sous le chemisier la femme a les seins libres
    ——-ce sont deux lanternes
    qui rendent les nuits douces
    les seins libres
    —– quand des mains les retiennent
    c’est de peur qu’ils ne tombent dans la mer. —-« — Yahar Ben Jelloun
    merci à tous les deux pour ce moment d’absolue valeur ……….

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  4. Et merci pour ton approche du beau et ta fidélité sensible et rare, Jane

    On siffle à la campagne un air de prodige perdu
    Ne cherche plus les yeux dans les musiques profondes
    Un grand cœur les a visités
    Je vous salue étoile étrangère à la mort
    Sur vos genoux des fleurs de rivage
    La patience regarde le bonheur
    La main dans la main comme le ciel et le jour

    Georges Schehadé

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