3 réflexions sur “L’HERBE AUX GUEUX

  1. Sur les ruines

    D’un sol ancien,

    Nous arrachions à pleines mains

    Le papier à fleurs au plâtre des murs

    Et démêlions patiemment

    Les cheveux de la vierge

    Tressés dans le questionnement

    D’une nuit qui ment.

    Comme il aura fallu veiller

    Sur l’enfant que nous étions,

    La main à ses mots

    À ses buvards, à ses brouillons,

    Sa présence envahissante

    Et sa ligne s’enroulant à nos corps verticaux.

    Nous ne savions pas alors la complicité des trains

    Et la dissémination des graines qui voyagent

    De gare en gare au fil d’un temps qui fait notre jardin.

    Une lignée de mots rares fleuris sur un matin sauvage

    Escalade follement le romarin.

    La couleur s’exhale et nous l’aimons pour ses silences,

    Sa frange de sable froissée aux doigts des saisons.

    Pourpre, la patience de la clématite.

    Pourpre, le souvenir d’un Nous qui nous habite.

    Pourpre notre immobilité merveilleuse

    Au secret de tous les herbiers que nous accrochons

    Aux murs de briques comme des veilleuses.

    Barbara Auzou…

    Normal , elle n’a rien d’une Marie-Antoinette, Mon….

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