QUE D’EAU CLAIRE


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QUE D’EAU CLAIRE

Quand tu portes l’odeur du pré où je vois le cheval qui nous fait signe je me retrouve assis sur le trottoir le caniveau sous les jambes. Les années n’en ont rien salies, il y a le fonds venu se mettre en soi à jamais. L’éternité a de ça pour paramètres.

La mer part de St-Lazare

pour Monet via les coquelicots en maisons marguerites jouant le long de la voie

Les planches du sol mènent les vaches d’une rive à l’autre

avant que les enfants vieillissent on les sèvre de laid

le nom de lieu est sans et la date n’ont aucune importance

on se fout du gagnant de la bataille puis qu’on a rien à perdre de regarder l’autre sens des choses comme par exemple Nous

Imagines je soulève le barbelé tu passes la clôture, des abeilles se posent sur ta robe à fleurs, on est de l’autre côté des alouettes, la révision de l’automobile attendra, on s’ra pas là à ras conter….à cheval !

Niala-Loisobleu – – 12 Juin 2019

4 réflexions sur “QUE D’EAU CLAIRE

  1. Dans les prés de marguerites , il y a des mots taillés en dehors du sens qui font la pierre philosophale, Mon…Et je crois bien que cette dernière se boit…

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