LUNDI DE PENTE CÔTE


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LUNDI DE PENTE CÔTE

(L’Epoque 2019/27 – Niala – Acrylique sur toile 46×33)

 

Vent sur lui-même

Une concrétion surgie brise le tain du ciel

les pontons comme des bers qui chôment sont en pause

L’Île St-Louis écumée la fondation de Notre-Dame demeure

sauf la justice et le chêne

Rive-Gauche

l’Ecluse garde Barbara vivante comme cette marguerite qui tient l’effeuillage passionnément dans l’égarement d’Aragon pris entre deux genres sexuels et une politique sacrilège de foi abusive

À CHAQUE »PAS
À »chaque »pas »lent »hors »des »pas
hors »des »pas »hors »du »paysage
on »tire »à »chaque »pas »trop »lent
hors »de »soi »toute »l’image
pour »aller »vers »le »souvenir
voyageur »qui »recule »en »avant
sans »bouger »de »l’énorme »instant
dont »chaque »pas »à »chaque »pas »nous »sépare

Ludovic Janvier

Paris gisant, la pierre granite sa rosace anale à l’horizontale d’un roi dément

J’ai la main gauche bisexuelle de l’Androgyne et les deux pieds dans L’Epoque 2019 pour un 27ème à deux en solo

Le dos en taire battu de la cathédrale enfouie sous la mer de Porto-Cristo, village natal de Rafael Nadal

Obstination insoumise et irrévérencieuse du cheval qui laboure en vers et contre tout un lundi de congé.

 

Niala-Loisobleu – 10 Juin 2019

4 réflexions sur “LUNDI DE PENTE CÔTE

    • FEU LES OISEAUX

      Si le monde

      Etait un raisin transparent

      Qui survivrait ?

      De l’autre côté de la mer Les arbres se remplissent D’oiseaux incorruptibles

      L’aile d’un ange

      A ma fenêtre obscure

      Neige

      Mon coeur prends garde ! Cette année quel retard Sur l’églantine

      Dans le fond de la cour Un tilleul oublié Parfume les abeilles

      L’âme hors les blés cette perdrix Cette pierre Qui retombe

      Ah ! laisse-moi disparaître Dans le cours vaste et vert De tes veines

      La paix

      Tu la tiens dans tes mains

      Comme un melon d’eau

      L’heure qui monte vers midi Laisse tomber son ombre Dans la nuit

      Dans le jardin désert Un pavot glorieux Danse pour toi seul

      L’été chaque fois plus royal

      Chaque fois plus mortel

      L’abeille toujours plus transparente

      Dans un village de cigales Un mort repose Qui eût avec moi partagé la

      Les chemins avaient dit

      Séparons-nous ici

      Où le jour a des pieds de cristal

      Dans une tombe si je l’ouvrais Je trouverais Le bleu du ciel

      L’oiseau touché à mort D’un coup de son aile blessée A dépassé le jour

      Et maintenant qui peut le retenir

      Exultante blancheur

      De s’en aller au coeur de l’ineffable

      Sur l’âme sur les tombes

      On n’entend plus

      Que la tranquille colombe

      Dans une impitoyable douceur

      Je cueille

      Les colchiques du silence

      Je flotte dans un coeur trop grand

      Ou bien est-ce la mer

      La mort déjà qui me prend

      Suis-je autre chose maintenant Qu’une plage de sable unie Offerte à l’océan

      Dans l’ombre intemporelle Une âme radieuse M’expose au soleil

      Va mon coeur laisse tout Rêvais-tu de garder en cage Les étoiles filantes

      J’ai rejoint les oiseaux sauvages Oh ! ne me cherchez plus Qu’ailleurs

      Viens nuit ô flamboyante Emporte-moi quand le vent passe A la lisière du jour

      Dans l’empyrée des oiseaux

      Seule me guide

      La géographie des étoiles

      II

      Si j’étais fleur

      La nuit je conduirais à la danse

      La prairie

      Le jour éclate comme une grenade Et je vais boire A son coeur étoile

      Au bord de l’herbe heureuse Je me suspends je tremble Avec les papillons

      Il suffit

      Sur la pointe des pieds que passe l’églantine

      Pour absoudre la terre

      Chaque fleur le sait-on Garde au coeur le nuage irisé D’une abeille absente

      Toutes ces heures perdues Le vent les sème sur la prairie En grand secret

      Demain si c’était moi

      Tout ce rire doré des renoncules

      Qui déferle

      Que rêves-tu ma vie Que rêves-tu captive Entre tes murs de safran

      Cette vague là-bas de lavande Et qui m’appelle Avec la voix de la mer

      Je veux qu’on invite l’été

      Le jour où la mort m’entraînera

      Vers ses bosquets de corail

      Le soir venu

      Les coquelicots qui chantaient dans l’avoine

      Se sont tus

      Je respire je froisse

      Au fond du jour la menthe bleue

      Lit pur

      Tout en haut de la tige

      La fleur de la solitude

      Se repose dans l’eau du ciel

      Dans le monde inquiet des racines l’hiver est doux

      Comme une musaraigne

      La fleur s’en est allée en allée où Là-haut dans l’or des galaxies une étoile Hésite

      III

      Le mûrier en mourant M’a laissé son ombre Fruitée

      D’un seul coup d’aile

      Si je pouvais trouer le ciel

      De tes yeux

      Alors j’entrerais en toi Clarté prunelle mer De la béatitude

      Le mot paradis

      Cette neige d’été sur l’âme

      Le déplie

      Flûtes forêts limpides Ombellifères soifs de mon âme Où êtes-vous

      Le vent quelques baies mortes Un grésil de papillons froids Ce qui reste à la fin du jour

      Le coeur qui veut garder en soi

      La rose

      Garde aussi les épines

      Mais toi laisse tout

      Avant que l’aigle royal

      Ne plane sur nos abondances

      Oh maintenant que la route

      S’arrête ! L’air seul

      Ici peut soutenir transparentes les prêles

      L’éblouissant me porte

      Moi

      Porteuse d’ombre

      Encore une fois l’abeille

      Tant aimée

      Surpasse à la danse le jour

      Le monde est si tranquille

      Cueilli

      Sous le feuillage de l’éternité

      Asseyons-nous au milieu des airelles Simplement pour aimer leur dire Leur beau nom d’air qui ruisselle

      Les yeux des morts Dans l’ombre ont des iris Pour mes rocailles

      A vous qui n’éclairerez plus

      La terre flambeaux éteints je mendie

      Le feu

      Pourquoi craindrions-nous la nuit Puisqu’elle rend Vertigineux le rossignol

      Un trèfle frais

      Plein de galops flamboyants

      M’appelle

      Ah! laissez-moi vous rejoindre gazelles

      Laissez-moi

      Me perdre avec vous dans les sables

      Si j’erre si j’ai soif Je creuserai des puits Dans le ciel

      Et nous boirons ma vie nous boirons De cette eau Jusqu’à en mourir

      Anne Perrier

      Aimé par 1 personne

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