8 réflexions sur “BON JOUR

  1. Paroles
    Il y avait une source.
    Elle serpentait sa course
    Dans le creux du vallon.
    Il y avait une fleur,
    Il y avait une fleur
    Dans le creux du vallon.
    L’une à l’autre, pareilles,
    Vivantes de soleil,
    Une source,
    Une fleur d’amour.
    Il y avait des enfants
    Qui allaient, s’émerveillant
    Dans le creux du vallon,
    Dans le plein coeur de l’été.
    Il y avait des enfants
    Dans le creux du vallon.
    Ils regardaient la fleur
    En baignant leurs pieds nus
    Dedans la source,
    Près de la fleur d’amour.
    Une grande éclatée,
    Des arbres décapités
    Dans le creux du vallon
    Et des enfants allongés
    Dans le plein coeur de l’été,
    Dans le creux du vallon.
    Une source rougie
    Une fleur meurtrie
    Et le silence de la mort,
    De la mort.
    Rien ne bouge,
    Pas même pas le cri d’un oiseau.
    Rien ne bouge,
    Pas même pas le cri d’un oiseau.
    Le silence,
    Le silence
    Et puis
    Elle est revenue, la source.
    Elle a refleuri, la fleur.
    Elle a refleuri, la fleur.
    Elle est revenue la source.
    Ils ont brûlé, piétiné,
    Déraciné, endeuillé,
    Mis à feu et à sang
    Mais jamais ils n’y pourront rien.
    Non, jamais ils n’y pourront rien.
    Dans le creux du vallon,
    Comme miraculée,
    En plein coeur de l’été,
    Près de la source,
    S’ouvre la fleur d’amour.
    Il y avait une source,
    Il y avait une fleur,
    Il y avait une fleur,
    Il y avait une source
    Et l’amour,
    Et l’amour.
    Elle est revenue, la source.
    Elle a refleuri, la fleur.
    Elle a refleuri, la fleur.
    Elle est revenue, la source.
    Elle est revenue, la source.
    Elle a refleuri la fleur, la fleur
    D’amour…
    Paroliers : Michel Colombier / Roland Romanelli / Barbara

    Bonjour Mon…

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    • Oh merci beaucoup Marie-Anne, unir Bonnard et Goffette pour ELLE, me touche profondément. Il y a cette sensualité pure qui ne peut avoir honte et cette vérité qu’on ignore qui leur est commune.
      Tu viens de me faire sincèrement plaisir…

      L’ATTENTE

      Si tu viens pour rester, dit-elle, ne parle pas.
      Il suffit de la pluie et du vent sur les tuiles,
      il suffit du silence que les meubles entassent
      comme poussière depuis des siècles sans toi.

      Ne parle pas encore. Écoute ce qui fut
      lame dans ma chair : chaque pas, un rire au loin,
      l’aboiement du cabot, la portière qui claque
      et ce train qui n’en finit pas de passer

      sur mes os. Reste sans paroles : il n’y a rien
      à dire. Laisse la pluie redevenir la pluie
      et le vent cette marée sous les tuiles, laisse

      le chien crier son nom dans la nuit, la portière
      claquer, s’en aller l’inconnu en ce lieu nul
      où je mourais. Reste si tu viens pour rester.

      Guy Goffette, L’attente, I, La Vie promise, Éditions Gallimard, 1991 ; in Éloge pour une cuisine de province, Éditions Gallimard, Collection Poésie, 2000, page 237.
      Source Terre de Femmes

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