Impression Immortelle


Sous ces racines la terre s’est ouverte lors d’un fabuleux big-bang

Pluie de feu

Gerbes d’étoiles aspirant l’eau du sel

Transfert du jour je suis monté à partir de la descente vomitive

Reste des millions d’années après un être transfert animal qui s’acharne à éteindre en menant ce feu au désespoir de la ruine

Pourtant la musique initiale ne semble pas étouffée

Elle est là

En milliers d’épines qui ont apportées la rose au Petit-Prince en ôtant le venin au serpent d’un désert formé pour être habité

Dans un absolu

Azuré par l’altitude de l’Amour

Là pour maintenir la secousse omniprésente

J’ai senti qu’ici j’habitais un tout surréaliste qui saigne une chair de pierre à la verticale

Poésie rugissante du grand silence…

Niala-Loisobleu – 18/05/19

MÛTINS BLEUS 8


L’ibère revient en nombre pour le week-end faisant remonter le seuil d’un étage. Cette nuit profitant d’un sommeil sous contrôle j’ai voulu redescendre à la Grotte-Mère. Le plus profond de la matière vivante pour objectif.

Au bout des marches vibrantes les cavités multiples montraient leurs pouls par les fenêtres où la lumière les attrapaient par la main. Au niveau du nombril commence un profond tunnel visible de son entonnoir de vie. Mon regard en surplomb s’est mis en point fixe. Je l’ai laissé prendre la corde lisse menant vers.

Tu regardais le flot du Nord rouler ses galets. J’ai eu du mal à trouver sur quoi écrire. Trop de vagues mouillaient la feuille. Alors mes doigts ont dessiné un premier meuh quand le troupeau fut passé.

J’ai pensé à l’oiseau qui était resté en haut du gouffre pour tenir la lumière allumée.

Un bruit de nageoires a tiré le rideau sur Mozart.

La barque a sorti le chant du noir…

Niala-Loisobleu – 18/05/19