PARCE QUE CE SOIR


 

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PARCE QUE CE SOIR

 

Cette herbe où j’ai tant pissé est là qui jaunit d’un manque de caresses. Que te dire autrement qu’en vieux cheval je te bouchonne à l’ancienne. Quand t’écume à la Marguerite pétale après pétale, combien traduisent dans le texte  oh bien moins que la floppée qui te disent « j’aime ». On marche dans un milieu aveugle qui glosse dans la merde. Sais-tu ? Oui bien sûr comme on est parvenus à sortir de ce foutoir. Faudrait les émasculer. Avec la bouche en cul de poule ils savent que dire c’est moi la plus grosse au masculin, mais je connais pas d’endroit où l’équité règne à égalité comme dans celui-là. Quand elles abordent le sujet je plains les gagneuses à qui elles ôtent le pouvoir d’achat. Petitesse comme le beau souffre d’exister. Je suis fatigué, J’ai à te dire. Rien ne me tord plus que d’aller dormir. Si je meurs trop tôt  à quoi s’aurait servi de dépasser l’insignifiant , non que je prétende à l’irremplaçable, juste que l’autre peinture que tu m’as mise au coeur me dit d’aller plus loin encore. L’exception que tu présentes me donne envie de ne plus jamais me laver les mains.

Niala-Loisobleu – 03/05/19

 

2 réflexions sur “PARCE QUE CE SOIR

  1. Mon,
    Le beau est une bataille sans fin et nous serons de ceux qui la mèneront jusqu’au bout…J’ai pas une bouche en cul de poule mais celle d’une grenouille affairée à sortir le clair de la vase….
    Exister et faire exister:
    Compte les amandes,

    compte ce qui était amer et t’a tenu en éveil,

    compte-moi au nombre de tout cela :

    je cherchais ton œil quand tu l’as ouvert et que personne

    ne te regardait,

    j’ai tourné ce fil secret

    sur lequel la rosée que tu pensais

    a glissé en bas jusqu’aux cruches

    que protège une formule qui n’a trouvé le cœur de personne.

    C’est là-bas seulement que tu es entré tout entier dans le

    nom qui est le tien,

    que tu as marché d’un pied sûr vers toi-même,

    que les marteaux se sont balancés librement dans le beffroi de ton silence,

    que le tout juste Entendu est soudain venu jusqu’à toi,

    que le déjà-mort t’a aussi entouré de son bras,

    et vous êtes allés trois en un dans le soir.

    Rends-moi amer.

    Compte-moi au nombre des amandes.

    Paul Celan
    Compte-moi au nombre de tes amandes, Mon, et viens récolter avec moi

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