PARCE QUE CE SOIR


 

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PARCE QUE CE SOIR

 

Cette herbe où j’ai tant pissé est là qui jaunit d’un manque de caresses. Que te dire autrement qu’en vieux cheval je te bouchonne à l’ancienne. Quand t’écume à la Marguerite pétale après pétale, combien traduisent dans le texte  oh bien moins que la floppée qui te disent « j’aime ». On marche dans un milieu aveugle qui glosse dans la merde. Sais-tu ? Oui bien sûr comme on est parvenus à sortir de ce foutoir. Faudrait les émasculer. Avec la bouche en cul de poule ils savent que dire c’est moi la plus grosse au masculin, mais je connais pas d’endroit où l’équité règne à égalité comme dans celui-là. Quand elles abordent le sujet je plains les gagneuses à qui elles ôtent le pouvoir d’achat. Petitesse comme le beau souffre d’exister. Je suis fatigué, J’ai à te dire. Rien ne me tord plus que d’aller dormir. Si je meurs trop tôt  à quoi s’aurait servi de dépasser l’insignifiant , non que je prétende à l’irremplaçable, juste que l’autre peinture que tu m’as mise au coeur me dit d’aller plus loin encore. L’exception que tu présentes me donne envie de ne plus jamais me laver les mains.

Niala-Loisobleu – 03/05/19

 

COMME RIEN QUE LE JOUR BLEU


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COMME RIEN QUE LE JOUR BLEU

Le fenestron perce le mur un jardin entre ah quels flots

nous étions sur la peinture fraîche du banc plus collés que copiés

insensibles à l’automate qui vantait ses qualités d’avenir dans la vitrine grammaticale

le convoi funéraire passé le muguet sortit de taire sans manifester outre mesure

c’est alors que pris d’un élan se passant d’explication l’agrafe de ton soutien-gorge éclata de rire

imagine

la tête du maintien quand tomba cette générosité qui te caractérise

ceux qui disaient on sait la mer on sait les marées on sait la lune en furent pour leurs frais

en fait de savoir à part les mots dépourvus du geste les phrases creuses les cuirs les diarrhées verbales pour trouver du sel dans leur belle mer impossible que du fade

en premier mot tu dis Ludovic Janvier

plus bleu tu meurs

le mot réinventé rebondit ricoche vit te sort des doigts conventionnés

oui oui oui

Ma

tu m’as réveillé bien…

 

Niala-Loisobleu – 03/05/19

 

https://www.babelio.com/auteur/Ludovic-Janvier/129492

ENTRE TIEN EMOI 84


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ENTRE TIEN EMOI 84

J’étais las les jambes laissées au bord et le dos dedans

à regarder autour

nous irons, murmurait cette voix qui me courait sur le front

Bien sûr

Seulement ce qu’on arrange pour

n’est pas nécessairement ce qui arrange en tant que choix

Devant la métamorphose obtenue ça pince de voir le semblant être seul de la cérémonie. La surprise mitonnée en complot désarme. Il faut obtenir sa place au lit dit la rivière à l’étiage

Je prends l’allée, traverse le jardin, entre dans l’atelier

Un silence bleu

me voici devant le chevalet.

Niala-Loisobleu -03/05/19