ENTRE TIEN EMOI 97


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ENTRE TIEN EMOI 97

Sur le pont les grues en week-end avaient laissé un noir de nuit sale qui fit un matin mort-né

Les jardins ne sont pas destinés à faire la couronne de la fin de la lumière

Une poitrine aux seins par-terre ça fait trébucher entre d’indéfinissables questions sur un sujet trouble à haut-le-coeur

Je n’ai rien qui veut mourir par défauts imputés sans en avoir franchi la porte. L’acariâtre m’ulcère. L’ingratitude prise en alibi pour cacher la trahison est la gale d’une sanie purulente d’un coeur bon à jeter

Les formes du jardin sous la nuisette et le chien qui joue avec  voilà le disert d’une végétation liée au pouls en état. Nous entendons les oiseaux pondre et les vaches aiguiller les trains au cinémascope de la joie d’un soleil à discrétion

Le papier se tend comme une toile désireuse de caresses

Je cabre à la flèche prête au lancé

Non je refuse d’étouffer halète-moi de ton élan respiratoire. Tu sens le soleil 0à partager. Moment capital des passages encombrés

Comme qui dirait

comme qui dirait à serrer à demain pendant aujourd’hui et toujours plus en corps…

Niala-Loisobleu – 31/05/19

QUAND L’HERBE EST COUPEE


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QUAND L’HERBE EST COUPEE

 

Haute à en cacher la vérité la mauvaise herbe prit du jardin le carré fertile

Je n’avais pas vu la présence des taupes

Et ce fut un nid de vipères

qui perça le monticule

Au bain retenu le maître-nageur entre deux mirages attendait le remplissage

Le chien noir fouettant le sommet des prés fit surgir des brassées de marguerites en coulées plus courbes que le côté des hanches avant qu’on arrive à l’estuaire. Délaissant sa balle il tondit de la canine la pourriture végétale.

Je n’attendrai plus des enfants par étapes au ravin, la bosse est arasée.

Niala-Loisobleu – 31/05/19

ENTRE TIEN EMOI 96


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ENTRE TIEN EMOI 96

 

Alors qu’assise elle me montrait les paroles du champ reculé à l’abri des marguerites

l’aubépine laissait ses boutons s’ouvrir

Sous le coussin de mousse partant des draps étendus le monde poursuivait sa tâche en silence. Au fil et à mesure des battements du lavoir

Un papillon bleu écrivait l’impossible en spirales dans la torsade de la grande clématite

Par l’interstice des planches où elle nageait, je restais transi devant l’origine du monde que l’onde animait

Ce ne fut qu’un gazouillis de passereaux quand le plus gros merle tenta de coloniser  le bouleau

En droit ses seins obtinrent la reconnaissance naturelle du tronc blanc où l’écorce décollait des taches de soleil

Nous sommes allés au-devant du cheval qui séchait l’écume de son effort

La pointe d’un voilier ouvrit le portail de la falaise

Niala-Loisobleu – 30/05/19

ENTRE TIEN EMOI 95


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ENTRE TIEN EMOI 95

 

De leur sourire aux dents vives ils mordent de leurs larmes le poids du mal. Derrière sa cage de grillage le coq n’ergote pas. Son timbre sonne pour le jour, comme à la crête du sang rouge je vois venir tes rayons du Cercle. A mettre à l’eau le vent ouvre la dérivation de la perte sèche par l’adduction  du sel..

Tu vins me précédant

Inversant les calendes pour sortir l’heur du socle de l’impasse. Qu’est-ce que le temps quand on l’installe dans l’inutile ? Les églises tiennent de l’empreinte tribale la main de charbon mise au plafond de la caverne. Garde la sonorité de la charge des bisons aux cornes de ton signe astral comme je me dresse centaure  le poitrail et la crinière.

En me rendant les marguerites de mon adolescence, tu as réintroduit l’arborescence.

Elle me fait comme une invitation à venir m’asseoir d’abord en terre pour choisir entre les pierres où dresser l’édifice. Je de mains, je de vie loin. « A prendre jour » pour le peint quotidien.

Niala-Loisobleu – 29/05/19