ENTRE TIEN EMOI 66


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ENTRE TIEN EMOI 66

 

La course des nuages arrive à terme, le vent s’est posé à la pointe des mâts qui défilent au bal des lanciers. Voiles en étendards. Belle Epoque la polka enfin piquée voilà mon nom écrit de ta main.

J’ai la totalité des danses sur ton carnet de bal, Ma.

La place de chaque chose bouge, celle de chacun n’a qu’un seul endroit.

L’Atelier est la tienne.

Les poings battant l’Autan t’a conduite sur la foi indestructible d’une volonté tenace.

Soc attelé au cheval d’orgueil d’un chemin à semer en sillon.

L’enfant a gardé ses billes au sac à poche.

Autour ses chants ont poursuivi l’irrigation dans la sécheresse de la destruction des bocages, des forêts de garde et des courants marins respiratoires. Les oiseaux faute de branches, que des produits ont dévitalisé, sont allés jusqu’à remonter l’Atlantide à la surface pour trouver le point ô.

A peindre de mots tu as trouvé le chemin de lin libre de droit d’accès pour Toi.

Le ranimant d’un feu cathare à grand renfort du soufflet de la forge de tes seins opiniâtres. Cerf-volant dont j’ai ressaisi la ficelle. Dans l’éclosion de cabane à l’éventré, le virage du train de faim de semaine a construit la blancheur de la maison en sommeil. Goût dernier de Corbières au tricot des peints aiguilleurs.

Un goût de finir en marchant dans la mer pousse à vaincre l’impossible en lancé d’Eclaircies  qui font gué depuis les pierres des années mises au bon endroit.

Destination la Beauté du Monde, encore un pas demain, deux mains, nous déambulerons en Récollets comme un Seul.

Niala-Loisobleu – 14 Avril 2019

 

10 réflexions sur “ENTRE TIEN EMOI 66

  1. Mon,
    Je te réponds sans être à la hauteur de mon émotion…
    La voix s’enveloppe de silence parfois quand quelque chose de grand s’accomplit…
    Et je mesure dans ma chair le moins éloigné de la moindre foi, ce fond de soi que nous avons cherché en apaisant l’interrogatoire à l’acte de sa réponse…
    Cela fait un moment déjà qu’on ne cherche plus à s’accommoder de l’impossible tant nous avons repoussé les frontières du possible…Conjonction de tous ces lieux menant à un seul quelque part entre Normandie, Corbières, Charente, chapeautés depuis toujours par ton Paname où mes pieds grandirent doucement en Atelier…Mon royaume prend la forme de tes Époques, toutes, même si ces deux dernières m’y mettent au centre, la profondeur de notre entente ayant dépassé le souci égoïste d’un SOI à défendre et à opposer à l’autre…
    L’Epoque-livre viendra aussi couronner notre entente inouïe cet hiver…L’Epoque 2019 est en cours tout poil dehors…Et demain en route vers la beauté du monde, nous entrerons tous deux chantant dans une guitare.
    Bleue cela va de soie…
    Re-collés, un programme en soie…

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  2. A naître les liquides des piscines amniotiques rident, étalent, montent à marées variables. Le luminaire qui les gouverne pourrait avoir de l’homme son humeur instable. On dit dit que…seulement on a choisi de taire les mots qui n’alimentent que les maux pour faire l’acte qui dans un silence surhumain tranche. Mécréants plus mystiques, innocents plus lucides, laïcs plus attachés au sacré, pas faciles à trouver. Tant mieux on cherche pas à recruter, juste à toujours s’initier
    Oui ça va de soie Ma, je baigne à ta menthe comme tu fleuris à mon herbe de gueux. Allons !!!

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  3. Et comme tu dis, tant mieux, la butée des étoiles c’est pas tout près!

    Dans les hauts jardins de l’imagination,

    je te trouverai broyant la couleur

    au revers du coquelicot éphémère,

    accoudé au temps et à la butée des étoiles,

    à fortifier la frêle charpente de la toile

    que le couteau déjà entaille de son entière passion.

    Je te trouverai absorbé dans l’intervalle

    entre le geste et son intention,

    entre la beauté et son interrogation,

    au coeur d’une lumière différée,

    à la torche ressaisie sur la cécité du jour

    et dans le halo d’une certaine idée de l’amour.

    Dans les hauts jardins de l’imagination,

    tu me trouveras au dernier quartier lunaire,

    sur la balançoire obstinée qui balaie le vulgaire,

    à la strate du mot et à la nuque d’un bras de mer.

    Tu me trouveras au sang bleu d’un théâtre mental,

    à la mouette qui se cogne à la butée des étoiles.

    Tu me trouveras dans l’étroit du mot,

    dans l’écriture du ventre et son cachot,

    entre le centre et le contour,

    entre le dire et son silence,

    au cœur d’une partition langagière,

    à la torche ressaisie sur l’éphémère

    et dans le halo d’une certaine idée de l’amour.

    Barbara Auzou.

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