ENTRE TIEN EMOI 66


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ENTRE TIEN EMOI 66

 

La course des nuages arrive à terme, le vent s’est posé à la pointe des mâts qui défilent au bal des lanciers. Voiles en étendards. Belle Epoque la polka enfin piquée voilà mon nom écrit de ta main.

J’ai la totalité des danses sur ton carnet de bal, Ma.

La place de chaque chose bouge, celle de chacun n’a qu’un seul endroit.

L’Atelier est la tienne.

Les poings battant l’Autan t’a conduite sur la foi indestructible d’une volonté tenace.

Soc attelé au cheval d’orgueil d’un chemin à semer en sillon.

L’enfant a gardé ses billes au sac à poche.

Autour ses chants ont poursuivi l’irrigation dans la sécheresse de la destruction des bocages, des forêts de garde et des courants marins respiratoires. Les oiseaux faute de branches, que des produits ont dévitalisé, sont allés jusqu’à remonter l’Atlantide à la surface pour trouver le point ô.

A peindre de mots tu as trouvé le chemin de lin libre de droit d’accès pour Toi.

Le ranimant d’un feu cathare à grand renfort du soufflet de la forge de tes seins opiniâtres. Cerf-volant dont j’ai ressaisi la ficelle. Dans l’éclosion de cabane à l’éventré, le virage du train de faim de semaine a construit la blancheur de la maison en sommeil. Goût dernier de Corbières au tricot des peints aiguilleurs.

Un goût de finir en marchant dans la mer pousse à vaincre l’impossible en lancé d’Eclaircies  qui font gué depuis les pierres des années mises au bon endroit.

Destination la Beauté du Monde, encore un pas demain, deux mains, nous déambulerons en Récollets comme un Seul.

Niala-Loisobleu – 14 Avril 2019

 

FEMME ET OISEAU – CONSTELLATION


FEMME ET OISEAU – CONSTELLATION

 

André Breton

 

Le chat rêve et ronronne dans la lutherie brune.
Il scrute le fond de l’ébène et dé biais lape à distance le tout vif acajou.
C’est l’heure où le sphinx de la garance détend par milliers sa trompe autour de la fontaine de
Vaucluse et où partout la femme n’est plus qu’un calice débordant de voyelles en liaison avec le magnolia inimitable de la nuit.

André Breton

AUBE CLAIRE


 

 

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AUBE CLAIRE

 

Sur la face claire du tronc une ligne pileuse coupe le trou du nombril en deux

 Dans les hautes herbes les oeufs reposent au fond de leur creux

Un vent frais mais léger berce le courant déjà levé. Quiet roulis qui assure l’abri au coeur du port. Le mât en repos ne dresse pas la voile dans un désir de conquête. Le nouvel homme  et la mer s’accordent.

L’image m’anime un levé en cascade. L’équipage court à la manoeuvre d’appareillage du jour à satisfaire dans son intime désir

L’enfant vibre.

Niala-Loisobleu – 14/04/19