ENTRE TIEN EMOI 48


 

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ENTRE TIEN EMOI 48

 

Une condensation des yeux m’obstrue la montée des arbres jusqu’au murmure de la pluie qui point. Oiseau-rouge gorge, lourd sein qui palpite, je veux te déployer au décolleté de mes deux mains pour une humanité qui étendrait  son partage d’une plaine à l’autre. Des iris rentrés dans la gorge des cellules d’isolement, je pense à Vincent qu a craché  ses cris violets ourlés de jaune aux oiseaux de malheur pour qu’ils ne lui dévorent pas le coeur. Les pailles tressées de sa chaise gémissent dans mon assise en branlant de désarroi. Comme une demande au rasoir de venir trancher l’oreille en un voeu d’amour absolu, il monte sa palette jusqu’au cosmos en sacrifice  pour des hommes aveugles, injustes et cruels . Face à lui-même pur et fidèle, absolu visionnaire. Eternel étranger au lucre terrestre. Jusqu’au dernier corbeau d’un après-midi d’été qu’il dévêt du noir plumage par son espoir rouge sang, en le répandant aux épis soulevant son soleil. Maudits soient ceux qui se gavent aujourd’hui de sa quête en roulant carrosse sur le génie ignoré d’un apôtre de l’amour.

Comment pourrais-je sans Toi tenir cet engagement m’aime nous sachant les derniers.

Niala-Loisobleu – 1er Avril 2019

 

4 réflexions sur “ENTRE TIEN EMOI 48

  1. Mon,

    Nous voulions le vrai, nous l’aurons eu…
    si pour une quelconque raison une nécessité se dresse comme une herse sur le chemin c’est celle d’aimer…et elle appelle à sa suite les jardins.

    Pablo Neruda, Pour que tu m’entendes…

    Pour que tu m’entendes
    mes mots parfois s’amenuisent
    comme la trace des mouettes sur la plage.

    Collier, grelot ivre
    pour le raisin de tes mains douces.

    Mes mots je les regarde et je les vois lointains.
    Ils sont à toi bien plus qu’à moi.
    Sur ma vieille douleur ils grimpent comme un lierre.

    Ils grimpent sur les murs humides.
    Et de ce jeu sanglant tu es seule coupable.

    Ils sont en train de fuir de mon repaire obscur.
    Et toi tu emplis tout, par toi tout est empli.

    Ce sont eux qui ont peuplé le vide où tu t’installes,
    ma tristesse est à eux plus qu’à toi familière.

    Ils diront donc ici ce que je veux te dire,
    et entends-les comme je veux que tu m’entendes.

    Habituel, un vent angoissé les traîne encore
    et parfois l’ouragan des songes les renverse.

    Tu entends d’autres voix dans ma voix de douleur.
    Pleurs de lèvres anciennes, sang de vieilles suppliques.

    Ma compagne, aime-moi. Demeure là. Suis-moi.
    Ma compagne, suis-moi, sur la vague d’angoisse.

    Pourtant mes mots prennent couleur de ton amour.
    Et toi tu emplis tout, par toi tout est empli.

    Je fais de tous ces mots un collier infini
    pour ta main blanche et douce ainsi que les raisins

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    • Du pavé sorti de la barricade j’ai chaussé mes oreilles des vibrations sonores du cri du loup
      Ténèbres traversés à pied
      Sur les genoux du changement d’heure
      Fracassé d’ô live loin des pigments chimiques environnementaux Ma…

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