ASSISE


ceaf5b4dac09d25adedc695dc47fa022

ASSISE

Les fleurs du cerisier descendent des branches sur  l’allée

là où les ronces sont  empêchées de mûrir les barbelés

délicatement le murmure du ventre battait collé au pouls

comme la mer ne pouvait imaginer se séparer de Nous

entre l’écrit et le peint pas un trait hors d’union

les saveurs à la raie des cheveux en passage ouvert sur la vallée

je garde la volonté sédentaire  de déménager les mots amers

 

Niala-Loisobleu – 1er Avril 2019

Une réflexion sur “ASSISE

  1. ÉCRIT A L’ENCRE VERTE
    L’encre verte éveille des jardins, des forêts, des prés,
    des feuillages où chantent les lettres,
    des mots qui sont des arbres,
    des phrases qui sont de vertes constellations.

    Laisse mes paroles descendre, te couvrir
    comme une pluie de feuilles sur un champ de neige,
    comme la statue sous le lierre,
    comme l’encre sur cette page.

    Bras, taille, gorge, seins,
    le front pur comme la mer,
    la nuque, forêt d’automne,
    lèvres mordillant un brin d’herbe.

    Ton corps se constelle de signes verts
    comme le corps de l’arbre.
    Que t’importe cette petite cicatrice lumineuse :
    regarde le ciel — son vert tatouage d’étoiles.

    Octavio Paz, Liberté sur parole, traduction Jean-Clarence Lambert et Jean-Claude Masson, dans Œuvres, édition établie, présentée et annotée par Jean-Claude Masson, Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 2008, p. 46.

    Aimé par 1 personne

Les commentaires sont fermés.