JACQUES BERTIN – DOMAINE DE JOIE


JACQUES BERTIN – DOMAINE DE JOIE

Je marche…
Je respire…
Je me tais.

J’écoute les feuilles des arbres dans ma tête,
Parfois on ne fait qu’un avec sa vie, on s’assied
Parmi les choses de la terre comme dans le fond d’une journée
Tiennent quelque part, loin, derrière les collines assommées de l’été,
On est soi-même la pomme et le blé, l’odeur du foin coupe
On est dans une ride du sourire de la Terre
On est sur le palier de l’éternité, on va frapper.

Ceci est votre domaine de joie
Ceci est votre domaine ou chante l’oiseau

Ceux qui sont morts pour rien, pour la justice ou pour rien
Les pierres sont lisses sur leur tombe, elles servent a marquer les prés,
A marquer le grand pré du monde a ces quatre points cardinaux
Et vous voila, écartelé, ouvrant les bras, une chanson plantée dans les épaules

Entendez vous ce que j’entends dans les feuilles d’herbes, dans le vent immense
Entendez vous ce que j’entends,
Cette parole impitoyable qui mène mes oreilles et qui dit :

Ceci est votre domaine de joie
Ceci est votre domaine ou chante l’oiseau
Mon amour, a cause de mon gouffre,
Mon frère a cause de ma peur
Camarade a cause de notre commune solitude
Ceci est votre domaine de joie

Réveillez vous,
Il y a des terres en friches,
Votre visage a irriguer,
C’est aujourd’hui que tout commence, il faut apprendre a aimer,
Reveillez vous,
Du silence effrayant, l’amour est ne.
Il faut descendre dans la rue,
Il faut chanter,
La révolte a vaincu le silence
L’amour est ne
Ecoute les feuilles des arbres dans ta tête
Ceci est ton domaine de joie
Tu ne fais qu’un avec ta vie, tu t’assieds
Et dans une ride du sourire de la Terre
Tu les a même … l’éternité.
Je marche…
Je respire…
Je me tais.

J’écoute les feuilles des arbres dans ma tête,
Parfois on ne fait qu’un avec sa vie, on s’assied
Parmi les choses de la terre comme dans le fond d’une journée
Tiennent quelque part, loin, derrière les collines assommées de l’été,
On est soi même la pomme et le blé, l’odeur du foin coupe
On est dans une ride du sourire de la Terre
On est sur le palier de l’éternité, on va frapper.

Ceci est votre domaine de joie
Ceci est votre domaine ou chante l’oiseau

Ceux qui sont morts pour rien, pour la justice ou pour rien
Les pierres sont lisses sur leur tombe, elles servent a marquer les prés,
A marquer le grand pré du monde a ces quatre points cardinaux
Et vous voila, écartelé, ouvrant les bras, une chanson plantée dans les épaules

Entendez vous ce que j’entends dans les feuilles d’herbes, dans le vent immense
Entendez vous ce que j’entends,
Cette parole impitoyable qui mène mes oreilles et qui dit :

Ceci est votre domaine de joie
Ceci est votre domaine ou chante l’oiseau
Mon amour, a cause de mon gouffre,
Mon frère a cause de ma peur
Camarade a cause de notre commune solitude
Ceci est votre domaine de joie

Réveillez vous,
Il y a des terres en friches,
Votre visage a irriguer,
C’est aujourd’hui que tout commence, il faut apprendre a aimer,
Réveillez vous,
Du silence effrayant, l’amour est ne.
Il faut descendre dans la rue,
Il faut chanter,
La révolte a vaincu le silence
L’amour est ne
Ecoute les feuilles des arbres dans ta tete
Ceci est ton domaine de joie
Tu ne fais qu’un avec ta vie, tu t’assieds
Et dans une ride du sourire de la Terre
Tu les a même … l’éternité.
Je marche…
Je respire…
Je me tais.

J’écoute les feuilles des arbres dans ma tête,
Parfois on ne fait qu’un avec sa vie, on s’assied
Parmi les choses de la terre comme dans le fond d’une journée
Tiennent quelque part, loin, derrière les collines assommées de l’été,
On est soi même la pomme et le blé l’odeur du foin coupé
On est dans une ride du sourire de la Terre
On est sur le palier de l’éternité, on va frapper.

Ceci est votre domaine de joie
Ceci est votre domaine ou chante l’oiseau

Ceux qui sont morts pour rien, pour la justice ou pour rien
Les pierres sont lisses sur leur tombe, elles servent a marquer les prés,
A marquer le grand pré du monde a ces quatre points cardinaux
Et vous voila, écartelé, ouvrant les bras, une chanson plantée dans les épaules

Entendez vous ce que j’entends dans les feuilles d’herbes, dans le vent immense
Entendez vous ce que j’entends,
Cette parole impitoyable qui mène mes oreilles et qui dit :

Ceci est votre domaine de joie
Ceci est votre domaine ou chante l’oiseau
Mon amour, a cause de mon gouffre,
Mon frère a cause de ma peur
Camarade a cause de notre commune solitude
Ceci est votre domaine de joie

Réveillez vous,
Il y a des terres en friches,
Votre visage a irriguer,
C’est aujourd’hui que tout commence, il faut apprendre a aimer,
Réveillez vous,
Du silence effrayant, l’amour est né.
Il faut descendre dans la rue,
Il faut chanter,
La révolte a vaincu le silence
L’amour est né
Ecoute les feuilles des arbres dans ta tête
Ceci est ton domaine de joie
Tu ne fais qu’un avec ta vie, tu t’assieds
Et dans une ride du sourire de la Terre
Tu les a même … l’éternité.

Jacques Bertin

ENTRE TIEN EMOI 49


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ENTRE TIEN EMOI 49

 

 

Dans un entre deux  qui est en voie passent un seul sillage dans les vagues d’un marigot qui se la joue gros bras, j’ai revu un matricule à l’inscription-maritime révolu. La crème renversée d’un sein naturiste avide d’un soleil en balade, l’herbe annonciatrice de sécheresse, les barques moitié-couchées en vase, du bois planté sur une éclade et de l’huître chaude remonte à vélo des années en arrière à maintenant. Dans ce qui a changé, je sais combien de morts de toutes sortes jonchent le temps présent. Le goût en ayant pris la plus large part, on n’a trop de bonnes raisons de regretter le c’était avant. Seulement dans cet avant s’il y a tout ce qui a foutu son camp, alors que la guerre continue de tuer en améliorant sa façon, il peut y avoir ce qu’on attendait qui est enfin arrivé.

 

Par le trou de la serrure je guette la vie
je l’espionne pour comprendre
pourquoi c’est toujours elle qui gagne
tandis que nous perdons tous.
Pourquoi toutes les valeurs naissent et s’imposent
à ce qui pourrit d’abord :
le corps.
Je meurs en esprit sans trace de maladie
je vis sans nul besoin d’encouragement
je respire que je sois près ou loin
de ce qu’on touche
de chaud, qui embrase…
Je me demande quels autres arrangements
la vie va inventer
entre la débâcle d’une disparition définitive
et le miracle de l’immortalité chaque jour.
Je dois ma sagesse à la peur :
je jette
pétales, soupirs, nuances.
L’air, la terre, les racines je les garde –
je veux lâcher le superflu
pour entrer dans le ciel du néant
avec presque rien.

***

Katerina Anghelàki-Rooke (Κατερίνα Αγγελάκη-Ρουκ 1939, Athènes, Grèce) – Dans le ciel du néant (Al Manar, 2012) – Traduit du grec par Michel Volkovitch.

 

Je t’attendais Ma, ton Toi chaume un bord d’océan transbordeur. Des rizières comme du vent qui étage au-dessus du genou des verts plus chauds qu’un vêtement divers. Suc de fruits lourds, herbes et folle-avoine accrochées au talus, un accent de meuh qui bouge l’entrain, et des arbres à paumes en fleurs d’une présence de cabane à bocage.

Quelle EPOQUE pourrait se croire au vraiment rendue au néant quand l’amour fait signe de présence ?

Niala-Loisobleu – 1er Avril 2019

ENTRE TIEN EMOI 48


 

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ENTRE TIEN EMOI 48

 

Une condensation des yeux m’obstrue la montée des arbres jusqu’au murmure de la pluie qui point. Oiseau-rouge gorge, lourd sein qui palpite, je veux te déployer au décolleté de mes deux mains pour une humanité qui étendrait  son partage d’une plaine à l’autre. Des iris rentrés dans la gorge des cellules d’isolement, je pense à Vincent qu a craché  ses cris violets ourlés de jaune aux oiseaux de malheur pour qu’ils ne lui dévorent pas le coeur. Les pailles tressées de sa chaise gémissent dans mon assise en branlant de désarroi. Comme une demande au rasoir de venir trancher l’oreille en un voeu d’amour absolu, il monte sa palette jusqu’au cosmos en sacrifice  pour des hommes aveugles, injustes et cruels . Face à lui-même pur et fidèle, absolu visionnaire. Eternel étranger au lucre terrestre. Jusqu’au dernier corbeau d’un après-midi d’été qu’il dévêt du noir plumage par son espoir rouge sang, en le répandant aux épis soulevant son soleil. Maudits soient ceux qui se gavent aujourd’hui de sa quête en roulant carrosse sur le génie ignoré d’un apôtre de l’amour.

Comment pourrais-je sans Toi tenir cet engagement m’aime nous sachant les derniers.

Niala-Loisobleu – 1er Avril 2019

 

ASSISE


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ASSISE

Les fleurs du cerisier descendent des branches sur  l’allée

là où les ronces sont  empêchées de mûrir les barbelés

délicatement le murmure du ventre battait collé au pouls

comme la mer ne pouvait imaginer se séparer de Nous

entre l’écrit et le peint pas un trait hors d’union

les saveurs à la raie des cheveux en passage ouvert sur la vallée

je garde la volonté sédentaire  de déménager les mots amers

 

Niala-Loisobleu – 1er Avril 2019