ENTRE TIEN EMOI 47


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ENTRE TIEN EMOI 47

 

Plus loin que voir l’oeil

à travers les hautes herbes

des oiseaux plantés sur pilotis

cabanent

A quai

la chaîne étirée entre les bornes dépassées  rêve de franchissement en regardant les pavés fichés au sol

Reste en débit la colonne du laissé pour compte

séparer le sel de la fleur et la fleur de la celle genre je casse la gueule à l’inquiétude osant essayer de monter la plénitude  au bon étage habité.

Ce qui à chaque fois me Soulages d’un pissé sur l’outre-noir. Ne pas se tromper de faute c’est valable en poésie comme en tous commentaires. Des fois par soleil clair je ride de voir ma tête dans l’eau. Le reflet est cruel. Au moment ou le héron cendré sortit d’un bouquet d’iris d’eau j’ai revu mes fesses d’enfants rirent en Moëze-Oléron. J’ai eu l’idée que mourir là où j’avais vu la mer pour la première fois pourrait tenir une vraie idée de moi au-delà de la traversée. Les huîtres chaudes de la Cabane, un délice, le manque du principal, un supplice (fût-elle plate comme un hypocrite s’en prenant à l’Education Nationale).

Niala-Loisobleu – 31/03/19

René Char Fragment XXXIX tiré de Partage formel in Seuls demeurent (1938-1944)


Photographie © Odile d'Harnois

René Char

Fragment XXXIX tiré de Partage formel in Seuls demeurent (1938-1944)

   Au seuil de la pesanteur, le poète comme l’araignée construit sa route dans le ciel. En partie caché à lui-même, il apparaît aux autres, dans les rayons de sa ruse inouïe, mortellement visible.

Photographie © Odile d’Harnois