12 réflexions sur “TRAIT SANGUIN

  1.  »
    Ma chair, je voudrais vous écrire de la nudité.
    Il faut repartir à nu pour entrer dans la question — qu’est-ce que l’imaginaire.
    Qu’est un nu en peinture en sculpture ?
    Cette hanche
    Vélasquez, mais
    Dim à la t.v. ou vous en chère et os, et comment le désir fomente-t-il la représentation…

    Ce à quoi revient comme au même la femme de chair ou de papier, ce même que ce, qu’est-ce, qui fait que le passant jette un regard furtif dans la gorge du mannequin de plastique à la devanture des
    Galeries ou même de la photo de film affichée ?

    Il n’y a rien à voir, et pourtant le désirable a paru, cela même, image qui attire et fait paraître belle-Le désir et l’image s’inventent.
    Vous êtes, ou fûtes, l’image, et lui le désir; ainsi durent distribués les rôles dans l’amour.
    Puis réversibles.
    Le désir cherchait l’image pour désirer; l’image cherchait le désir pour paraître.
    J’appelle image ce qui fait paraître femme une femme nue, la nudité rassemble le beau et le désir; ce qui ressemble est désirable. (On dit que les interdits au désir qui le privent des symboles où il s’apprit d’abord, forcent le désir aux métamorphoses…) »…

    Extrait de NU de Michel Deguy.

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