L’EPOQUE 2019/19 – « LA MAISON INTERIEURE »


L’EPOQUE 2019/19 – « LA MAISON INTERIEURE »

Voici « « La Maison Intérieure» » dix-neuvième de cette nouvelle Epoque 2019 avec Barbara Auzou.

C’est un travail à quatre mains , merci d’en tenir compte dans vos commentaires.

L’EPOQUE 2019/19

« LA MAISON INTERIEURE »
Niala
Acrylique s/toile 46×38
Encadré: 500,00 €
LA MAISON INTERIEURE

On le savait

Il nous faudrait prendre corps

Dans la fureur en jachère

De tout ce qui nous est interdit

Pour bâtir singulière la maison intérieure.

Alors nous remettions le couvert

Sur l’assiette immobile et familière

Qui nous offrait la face limpide de l’eau

En plein jour.

De hauts murs de sang protégeraient l’enclos

Suspendu aux hanches pleines du soleil

Comme à l’amour.

Le papillon ajourné de l’apaisement remettrait tout à l’heure

Un peu de ciel sur ses ailes et viendrait

Boire l’orage des mains dans le va-et-vient 

D’un instant qui nous laisserait passionnément démunis

 

 Et plus loin encore dans l’âme du fruit.

 

Barbara Auzou.

10 réflexions sur “L’EPOQUE 2019/19 – « LA MAISON INTERIEURE »

  1. La pureté dénude le trouble d’un ciel maussade
    sous les gouttes la peau dresse son herbe et ses branches
    à la forge du cri de feu
    La maison intérieure
    du patio à la terrasse supérieure
    laisse ses jarres vider les guitares
    en un chant de fontaine…
    N-L

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    • REFLETS

      Est-ce qu’on peut dire

      Que l’eau est venue d’ailleurs?

      Est-ce qu’elle n’est pas
      Partout chez elle,

      Toujours à demeure,
      Le temps d’être là?

      Si l’eau est arrivée,

      Ce n’est peut-être pas,
      Pas seulement,

      Pour venir à cette lumière.

      *

      C’est plutôt la lumière
      Qui est venue d’ailleurs.

      Pour faire parler.

      Où est maintenant
      L’horizon?

      Commence l’itinéraire?

      *

      Durer, durer,
      Dit l’eau.

      Et la lumière
      N’entend pas

      Ou fait semblant.

      Bien malin qui dira
      Laquelle des deux,

      De l’eau,

      De la lumière,

      Joue au mystère.

      *

      Caresse-moi,
      Dit l’une.

      Caresse-moi,

      Dit l’autre.

      En attendant.

      On pourrait s’arrêter
      Dit l’une, dit l’autre.

      On pourrait à tout jamais
      Se plaire ici.


      Mais l’appel
      Vous vrille.

      *

      Possible,

      Dit l’eau,
      Dit la lumière,

      Aux voisins,

      Aux voyageurs.

      Possible pour vous
      D’aller ailleurs

      A travers nous.

      Nous parlons,
      Disent-elles,

      D’un pays

      Que nous ne connaissons pas.

      Que nous soupçonnons.

      *

      Nous soupçonnons
      Que c’est en vous
      Qu’est ce pays

      Dont nous parlons,
      S’il faut vous croire.

      Filtrez donc cette lagune

      Dans vos appareils

      Et voyez ce qu’il en reste.

      C’est nous,
      Disent vers le soir
      La lumière et l’eau,

      C’est nous,

      Le point d’orgue.

      Plus que l’éclair agrippant
      Le sommet des vagues,
      Cette soirée
      Devenue point d’orgue

      Nous accomplit.

      *

      Tout doit toujours Être recommencé,
      Nous le savons.

      Mais cela fut,
      Ces noces,

      Et la question
      Dans le point d’orgue.

      Nous repartirons.
      Le temps peut-être que se taise
      Le rossignol
      Et crie la mouette.

      *

      Ne dites pas
      Que ce point d’orgue

      C’est la fatigue,
      Le repos.

      Nous savons, nous,
      Que le repos
      N’est pas possible.

      Autre
      Est l’extase.

      Oui,

      Dit l’homme

      Près de ce qui est
      Encore la mer
      Au soleil couchant,

      Oui, c’est vous

      Qui nous faites rêver

      De l’impossible.

      Le nuage

      Est un compromis

      Qui vous échappera.

      Dans le présent,
      Il vous reçoit.

      Dans le nuage

      La transparence de l’eau,
      Celle de la lumière

      Deviennent du blanc
      Qui tend au noir.

      Voir

      Que c’est la lumière

      Qui a donné à l’eau
      La force

      De monter,
      De voguer.

      Parenté
      De l’eau et de la lumière :

      Le gel
      Qui prend l’une et l’autre
      Au petit matin.

      Le cri, plus loin,
      Peut-être d’un oiseau.

      *
      L’eau,
      La lumière.

      La glace
      Est la gaieté
      De votre deuil

      Aux gouttières des toits.

      Eugène Guillevic

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