A 18H36


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A 18H36

 

Il n’y a eu qu’un tressaillement de paupières quand sous l’arcade le bruit de ce que faisaient tes mains a commencé à couler d’une voix douce. Du haut de la falaise avant de voir la mer, j’ai vu le haut du mât d’une annonce souhaitant quelque chose de sympathique glisser sur le dessus du sommet. La pluie battante ayant lavé la route de ses randonneurs habituels, pas d’embouteillage dans le coin, le bison a annulé son week-end. Pendant la recommandation des avis de tempête les toiles se sont alignées dans une attente de fin de dépression, portes  et fenêtres closes, ne gardant que tes dernières paroles dans le bruit du conduit de cheminée, ta présence est si rassurante que le calme gagne la bataille. Tu sais comme quand la voix chaude endort l’enfant hors du cauchemar. La nudité entoure ma pensée, je sais que la menthe a gagné du terrain, elle se baigne . Quand tes pieds se tremperont au bord du rail d’Iroise, je suis sûr que ta fatigue quittera le rivage des porte-containers. Ces derniers jours le travail est entré sans modération et sans plaisir. Reste comme quand la musique ne se veut pas inscrite au concours, les journalistes avec leur goût du scoop dévoient l’intérêt réel vers l’excès. je n’ai pas envie de campari, pas plus que de mojito, mais plus de l’olive venue du loin du toro. Traces d’un autre soleil.

Niala-Loisobleu – 09/03/19

LES YEUX VERS


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LES YEUX VERS

 

Lin

dans l’Autre

Aussi loin que la mer dépasse le regard

allongé

dans la force motrice de l’oiseau-libre

dans les ruines de toutes guerres inhumaines

je ne vois

que toi reconstructive

Colombe

sur ma tête

nidifiée au coeur

Entends parler l’Atlantide

énergie dépolluante.

Niala-Loisobleu – 09/03/19

NE PLEURE PAS JE DENSE


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NE PLEURE PAS JE DENSE

 

Ecoute plus loin que le début de ton oreille

Je chante la misère de l’injustice pour l’amour de la vie

Dénonçant

le  mensonge entre deux tartines cette mal-bouffe qu’on vante comme bénéfique

le viol dans l’absout du grillage du confessionnal

la foi cyrrhotique de la piquette du vin de messe électoral

les statistiques menteuses d’un trafic arithmétique

l’école pour abêtir afin de mieux tenir en laisse

et les réformes bidons pour renvoyer plus loin à la prochaine sans passer à l’acte

J’aime l’espoir engagé

la présence

pas l’opportunisme de chaque instant

constance ô ma constance je te fais confiance

avant tout le reste

je te presse à pleines mains sans l’habit qui moine, persécute au nom de la non-violence, abuse à celui du libre-arbitre, déteste et intolère sous couvert d’un combat contre le racisme, unit sans équité, lutte contre le chomage en favorisant le mondialisme, dilapide les fonds publics sous promesse de réduction d’impôts

je sais que le monde ne peut être refait

je refuse cette vérité au nom que ça justifie qu’on dise toujours amen surtout en constatant que les lâches ont toujours une grande-gueule

Je veux pas d’en vie de mourir.

 

Niala-Loisobleu – 09/03/19