SONATE A QUATRE MAINS 3


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SONATE A QUATRE MAINS 3

 

De trois couleurs l’animal est sorti de derrière les deux arbres

monté sur les lettres de l’alphabet

assemblées en formation migratrice

ici la chaise métallique s’échappe par un trou

vers la paille d’une litière en clairière

de lit brûlé

 

L’OISEAU MIGRATEUR – CONSTELLATION

Sur les murs des petits bourgs, des hameaux perdus, ces beaux signes à la craie, au charbon, c’est l’alphabet des vagabonds qui se déroule : un quignon de pain, peut-être un
verre à trois maisons après la forge; château : gare au molosse qui peut sauter la haie.
Ailleurs le petit homme nu, qui tient la clé des rébus, est toujours assis sur sa pierre.
A qui veut l’entendre, mais c’est si rare, il enseigne la langue des oiseaux:

«
Qui rencontre cette vérité de lettres, de mots et de suite ne peut jamais, en s’exprimant, tomber au-dessous de sa conception. »

Sous les ponts de
Paris, le fleuve monnaye, entre autres méreaux, le souvenir des priapées au temps où le chef des jongleurs levait tribut sur chaque folle femme.
Et chacun de nous passe et repasse, traquant inlassablement sa chimère, la tête en calebasse au bout de son bourdon.

André Breton

 

Dans la paume d’un caillou

une réserve de noisettes

se tient sur le chevet

Le lutrin est à l’encre.

 

Niala-Loisobleu – 27/02/19

4 réflexions sur “SONATE A QUATRE MAINS 3

  1. La chaise métallique bat le faire d’un sang attendri..Des cerfs-volants intimes et colorés parcourent le ciel…En-dessous , il me semble qu’on célèbre une union…Serait-ce un rêve?

    Pour que tu t’éveilles encore plus dormante
    cherchant l’or à genoux
    je t’emporte loin
    dans l’impudeur des nuits
    où tout dit ensemble
    et le poème et son blasphème

    pour que tu dormes sans plus de respiration
    que le recommencement du rêve
    cet obscur dans la vague
    que la rame retient
    je dors plus encore
    jusqu’à faire de tes mains
    ma raison intime

    pour que plus dormante encore
    tu t’éveilles
    dans l’or du temps ton poème

    Jean-Pierre Siméon.

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