VIENS ON VA SUR LES QUAIS


050006

VIENS ON VA SUR LES QUAIS

 

Le regard que sa voix mettait dans ses chansons à tue-tête, j’en ai toujours la volée d’escalier qui montait à son atelier et par laquelle elle me descendait. Le plus difficile c’est de mettre le côtoiement à l’aise, un père impressionnant en tout son individu c’est un travail qu’on se doit de faire et personne à part soi ne peut y aider. Le silence y est parvenu, c’est vrai qu’en écoutant.

La Seine en arrosant nos rapports a fait pousser dru en amarrant à quai

lui debout

une foule autour

il peint

ils bavardent

pourquoi fait-il là un arbre alors que nous voit un tas de sable

moi plus que tout petit

gêné

à peine rentrés je l’entends rire

Quelle verdure  Les Tuileries m’ont laissé le plus dans la forme, certainement les femmes de Maillol, leurs seins et leurs grosses fesses de bronze en céladon quel vers ça peut mettre dans l’envie d’aller, je reconnais avoir été fou dès ma plus tendre enfance. Les opérettes du Théâtre de Verdure emportaient ma mère sur leurs escarpolettes, pendant que mon père et moi on gagnait le Carrousel sur un cheval de bois du manège. Celle que j’aimais le mieux c’était la baronne d’Empire du 5°, elle me racontait des histoires à pas tenir debout.

Mon père ce marinier

y m’a fait remorqueur du chaland

j’ai besoin de remonter le courant.

Niala-Loisobleu – 24/02/19