MON ARC-EN-CIEL


DEC131428-001

MON ARC-EN-CIEL

 

De cette montagne qui pousse un arbre bleu dans l’ocre du polissage des cailloux à chanter pour délover le serpent de l’oeil du printemps mon cheval a choisi le goémon en ramassage scolaire – apprendre ou à laisser l’école ne serre que buissonnière – le pied d’argile marne dans les cimetières d’une première guerre mondiale sans qu’un taxi n’ait trouvé moyen d’éviter Tobrouk. Potier chauffe le four au touret entre tes paumes,  je prierai le vannier de tresser une nasse d’osier pour retenir Ophélie de se jeter à l’eau. Avant qu’un nénuphar ouvre les cuisses du lotus voyons si le chemin de pétales est juste bon pour les intouchables. Le ciel au bord du sol frotte sa joue à la motte de l’herbe et l’enfant au bout de son cerf-volant crayonne merde à Vauban sous le soleil d’un gilet-jaune derviche au rond-point des champs opératoires élyséens. J’ai l’effronterie de ma peinture pour viatique, un morceau de craie mordu directement à la falaise, être tas très peu pour moi. Dès le début quand j’ai appris aux filles à pisser debout sans élan c’était pour l’équité. Le droit à la verticalité est du à l’équipage. A quai un bateau de papier vaut plus qu’une dame-pipi en tranchée pour se soulager. Je rose un coin vert il y a un oiseau qui branche tu vois la cigogne c’est notre point de migre bleu. Je tant brasse du sel à l’appel au bord de l’amer.

 

Niala-Loisobleu – 05/02/19

INSURRECTION


1c03514c6b2433ec43840b9010238a9d

(Collage et peinture de Willem De Kooning)

INSURRECTION

Alors tirant l’image du cadre je fis

-Matons l’idée juvénile de l’ange !

L’auréole après un roulement de guillotine entra dans l’aqueux du paon

Moralité: L’ange ne bande pas à à part, il lui faux-paraître

Niala-Loisobleu – 05/02/19

JOURNAL DU MATIN


099722d8f071b0da30116e4598dcc8ef

JOURNAL DU MATIN

 

Quand j’aperçus le gros orteil d’un bulbe de fenouil au bord du dernier roman d’un chemin de St-Jaques. le plat des Landes déjà loin abordait les premiers contreforts des Pyrénées. Un chant basque penché côté français traversait la frontière en contrebande pour le lâché de toros de Pampelune, deux cartouchières d’Espelette en bandoulière.C’est à ce moment là que je m’éveillais. Je sortis du lit le pied encore gonflé de toi, conscient de l’érotisme de ce rêve qu’il ne fallait pas que j’oublie pour effacer cette vie morne d’un quotidien en panne sèche dans les averses en tout genre.. En prenant le café, j’entendis la radio pondre son horoscope du jour. N’allez pas voir un psy aujourd’hui déclarait-il à mon signe, en lui parlant de vous il appellerait police-secours. Le téléphone sonne. Bonjour mon amour, tu as bien dormi et ton pied il te fait mal, je l’ai un peu mordu quand tu m’as rentré dans le nombril, mais c’était bon, je veux que tu me le refasses en corps. Il pleut du cafard promets-moi du soleil vers quand tu peindras tes pensées. J’appelle le  cheval qui rentre dans la cuisine comme au pacage et se met à brouter le carrelage après m’avoir débarbouillé. On va où me demande-t-il j’veux plus aller à l’école, je veux étudier en particulier chez Maîtresse, au métro Pyramides.

Niala-Loisobleu – 05/02/19

 

MIMETISME


 

a8b976503aca628884af8b866c6d8e2d

(Peinture de Willem De Kooning)

MIMETISME

 

En proie à une colonisation du blablabla le cri s’arrache d’un sursaut élastique

sas par lequel les tanches retrouvent  l’usage de leur condition

vu du haut le torrent lutte pour ne pas être enrôlé dans un bassin d’élevage d’un ancien océan

plus sauvage qu’un safari de réserve plantigrade pour chasseurs d’images

rien que de voir ton cul-nu ma barbe sent un vital élan qui la joint  à l’herbe folle d’un chemin désalphalté dans la version picturale d’une académie rejetée. Je passe au rouge.

Niala-Loisobleu – 05/02/19