ÎLE


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ÎLE

 

Taches de rousseur parsemées de pointes que seuls les chardons violacent d’un ton n’ayant rien de cardinal

mécréant même

piquant de ce sel qui fleure aux carreaux des grandes vertus du corps de la femme

que serions-nous sans ce que l’amour hurle

dans l’indifférence totale d’une foule libertine

collée

aux vitrines des serrures d’un monde aveugle mais voyeur

courant parmi les ombres reste ce bord de mer respirable, herbu au milieu de l’aride d’un sable à écrire des promesses où nous avons dressé de nos mains folles la tente de notre palmeraie architecturale.

 

Niala-Loisobleu – 1er Février 2019

ESQUISSE DU PREMIER ESTRAN


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ESQUISSE DU PREMIER ESTRAN

Comme écorce au corps, tu m’arbres à toi  d’un liège mis à l’eau sans que l’Amirauté ait eu à accorder

Aux tétons émergeant le rire de mouettes se pose en laissant au taureau l’aqueux et les oreilles de la haute vague

Mise loin du bord  de la baïne la rayure d’un maillot abandonné offre tes parties rondes au plat tendu de ma fourche d’assise

Tu bottes en croupe un lancé sans forcer le cri de l’éclaboussure qui jaillit

On ne voit plus rien du bois mort du cimetière marin tout nage à qui prend l’autre, creusant des narines l’artichaut jusqu’aux poils du dernier pétale .

(Illustration peinture de Picasso)

Niala-Loisobleu – 1er Février 2019