A TES SENTIERS


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A TES SENTIERS

 

Cantonnier allant le long de la berme remontée au bord d’un asphalte qui peine alors que du fond végétal un saut de grenouille décline hardiment ton genre, les lentilles du point d’iris tremblent sous l’avance des canards. La scène eut pu avoir son absence pittoresque de poésie scolaire si étrangement un poivrier en pleine maturité n’avait été là. Le plus drôle c’est qu’étant bord de mer les marais-salants dressaient du cône un dessein dont l’érotisme évocateur  interdisaient la vue au moins de 6 ans. Enfin c’est ce qui était écrit sur la pancarte à l’entrée. Une cigogne promenant son moutard ne semblait pas le moins du monde choquée. Jupe troussée faut dire que les lises ont parfois des retenues qui ne sont pas à fuir. Quand le vent se met à onduler les planches de l’embarcadère, j’ai la sensation de sentir le pilotis en proie au tremblement. La campgne de ton endroit vaut ton envers. Je sais que mon cheval en rêve la nuit, la manière dont il dort n’a rien d’un cauchemar de mise à l’abattoir. Je voudrai te Renoir avant que la spéculation s’en prenne à ton art pictural.

Niala-Loisobleu – 24/01/19

 

 

PARDONNEZ-MOI


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PARDONNEZ-MOI

 

Quand d’une peinture sèche j’ai dit le mauvais ton, pardonnez-moi, c’était un trou dans le pastel de la pensée réelle.

Des fois le métronome à des comportements malvenus sans besoin d’un ulcère

Aigre-doux comme provoque le sirop des rabs de manifestation mal-venue d’une taupe bouleversant l’ordonnance du jardin

J’ai pas le goût du laid dans mes meuhs

Pardonnez-moi …J’aime la savoir DANS L’ATELIER par-dessus tout que j’en collectionne LES CARTES POSTALES comme un bien rare

Niala-Loisobleu – 24/01/19

 

LES SENTINELLES


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LES SENTINELLES

Toutes en un seuil debout dressant la poursuite tenue aux cheveux d’une palette, tu es là visible du haut de la tout

Le donjon du plus gros tube se branche à la prise

Panorama niagaresque c’est fou comme tu coules en cascade chaude au centre des glaces d’un palais aboli de roi

Langue reine tapie qui déroule

Je tourne la manivelle de la boîte de couleurs

Ton orgue Barbara rit

L’Epoque 3 se déplie perforée

Niala-Loisobleu – 24/01/19

BILLET A


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BILLET A

Les roux sillons ouverts à flanc des bosses

il criait  à champs d’épis de sa voie bleue

en moulinant dans les herbes à hauteur du fossé

Hissé de la dernière aube en se léchant du rêve récent

l’oiseau sur la branche du pont

enjamba à ricochets le gué de son courant

dans le timbre du méandre de ses hanches à vélo

Le brin fragile s’entortille au passage des doigts

en soudant de son odeur l’enveloppe prête à partir

A la boîte à l’être jaune d’hors  des feuilles mortes

destination sous escorte de regards paisiblement alertes.

Niala-Loisobleu – 24/01/19

TU HABITES ICI


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TU HABITES ICI

 

La branche remonte le thermostat de la sève

au-dehors les oiseaux ont réuni assez de brindilles pour allumer le brasero du nid

il y aura dans le frisson glacé de l’hiver une étreinte porteuse de l’espoir d’être du voyage

Quand les fenêtres une à une s’éteindront

les anémones dans l’angle de la cheminée porteront leur chaude corolle autour du point noir à neutraliser

mon père est à chanter la-haut dans son atelier

Bonjour mon Amour approche que je t’expose mon Récollets projet

dans le carnet de tes mots.

Prends place  là où les premiers rayons du soleil entrent le matin et tape des deux mains sur l’écho de ma poitrine.

 

Niala-Loisobleu – 24/01/19

 

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